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Roger Canto

Comment faire soi-même la numérisation de ses super-8

19 messages dans ce sujet

 

 


Réussir de bons transferts sans trop se compliquer la vie.



Qui n’a pas cherché à mettre ses anciens films sur DVD? Le nombre important de questions posées sur les forums, les multiples tentatives plus ou moins heureuses, les nombreux prestataires qui offrent ce genre de service prouvent que c’est un réel besoin.

Pour beaucoup, la solution la plus simple semble être le recours à un «professionnel»; mais hélas, les résultats ne sont pas toujours à la hauteur de la qualité recherchée et le prix demandé est en général élevé.

Comment distinguer le «vrai» professionnel qui dispose d’un matériel adapté, de celui qui arrondit ses fins de mois en refilmant un écran?
On a même vu des laboratoires qui ont pignon sur rue, confier les transferts de leurs clients à des «bricoleurs» de ce genre.

Dans la majorité des cas, la meilleure solution (et aussi la plus abordable) consiste à faire soi-même le travail, à condition d’utiliser une méthode qui permette d’obtenir des résultats satisfaisants, sans devoir faire subir des transformations importantes au projecteur… Certes, on trouve sur le Net un certain nombre de sites qui expliquent comment on peut capturer un film image par image, grâce à un circuit électronique associé à une importante modification mécanique du projecteur.
Bien sûr, cela paraît très simple aux «inventeurs» de ces méthodes, car ils ont une solide formation technique et… le matériel qui va avec.
Alors, pour défendre leur «invention», ils vous parleront de cisaillement d’image, de dédoublement du cadre, etc… que seule leur méthode permet d’éviter; mais ils ne vous diront jamais que tout cela est invisible en projection normale et ne peut être détecté que si on regarde le document image par image (ce qui n’est pas la façon normale de visionner un film!).

Face à toute ces technique, le pauvre amateur (qui n’a que sa bonne volonté et le peu de temps qui lui reste après le boulot) se décourage très vite car il se rend bien compte qu’il n’est pas capable de faire ces transformations lui-même… Et pourtant, il voudrait bien arriver à transférer proprement ses films.

C’est à son intention que sont donnés ces quelques conseils.



Que faut-il pour réussir un transfert de qualité ?

1° Ne pas dénaturer la qualité des images du film. Donc proscrire toute projection sur écran car cela entraîne une déformation trapézoïdale de l’image, une perte de piqué et de contraste et un éclairement inégal du centre et des bords.

2° Supprimer tout papillotement (ce clignotement caractéristique provoqué par la différence de fréquence entre la projection et le caméscope).



Comment ne pas dénaturer la qualité de l'image ?

Un peu de bricolage est nécessaire, mais il est à la portée des plus maladroits: il suffit de construire un «bloc optique» comportant une lentille et un miroir placé à 45°.

Remarque :
Le miroir ne sert qu’à retourner horizontalement l’image... Il peut donc être supprimé, à condition de faire ce retournement numériquement après capture (la plupart des logiciels de montage permettent cet « effet miroir »).


La Lentille :

Cette lentille, de 3 à 5 dioptries, doit mesurer au moins 120 mm de diamètre. Elle peut provenir d’une lampe-loupe, comme on en trouve dans beaucoup de grandes surfaces.


Le miroir :

Il faut nécessairement utiliser un miroir argenté en surface (miroir optique) pour éviter une double réflexion de l’image.



Ce boîtier optique, parfois appelé « condenseur », va permettre de filmer directement l’image, sans avoir à la projeter sur un écran.

Pour cela, il doit être placé ainsi :

1.thumb.jpg.66d55ddba2228668131a2106ad5c
Document provenant du site "Du super-8 au DV"

Remarque importante :

Ne pas confondre ce "boîtier optique" avec les boîtiers munis d'un dépoli sur lequel on projette le film pour le transférer.
Tout dispositif comportant un dépoli est à proscrire car le grain du dépoli apparaît inévitablement sur le document transféré.



2.thumb.jpg.6e5fd7f7662bcdc42fb2eedc345d
Ce type de boîtier est à proscrire


On peut aussi supprimer le miroir et n'utiliser que la lentille ; mais il faudra retourner numériquement l'image avec le logiciel de montage.


3.thumb.jpg.2b24c9cc0ed4d0ba2914095cccdc
Disposition du matériel si on n'utilise que la lentille.





Petites modifications à faire sur le projecteur :

Rassurez-vous, elles sont à la portée de tout le monde :

1° Il faut remplacer la lampe (qui est en général une halogène parabolique de 12V – 100W) par une 12V – 20W, que l’on trouve au rayon électricité des grandes surfaces ou chez tous les bons électriciens.

2° Il faut découper un cercle de plastique translucide ayant le même diamètre que l’avant de la lampe parabolique et l’introduire dans le support de lampe, comme le montre la photo ci-dessous.


4.thumb.jpg.a506b31a1746d6a077a258a42ea5
Mise en place d'un filtre translucide


Ce plastique translucide peut provenir soit d’une boite (blanche) de CD, soit du fond d’un pot de yaourt.

Si le projecteur est équipé d’un autre type de lampe, il faut faire un petit «bricolage» comme le montre la photo ci-dessous et alimenter la nouvelle lampe avec un transformateur externe qu’il est possible de se procurer pour une somme modique.



5.thumb.jpg.7f601c5269724cfedf79547063fa
Document provenant du site "Du super-8 au DV"


Les derniers tâtonnements :

Votre boîtier est maintenant construit, le projo est équipé d’une lampe moins puissante et d’un filtre translucide… Il ne reste plus qu’à trouver les bonnes distances entre le projecteur, le bloc optique et le caméscope.

Il faut maintenant procéder par tâtonnements car les distances dépendent du matériel utilisé et en particulier de la distance focale de l’objectif du projecteur et du zoom du caméscope.
Il est indispensable de commencer en réglant le zoom du projecteur sur sa distance focale la plus grande (celle qui donne l’image la plus petite lorsqu’on projette sur un écran). Par exemple, pour un zoom 15-30, il faut régler sur 30 mm.

Voici les distances approximatives :

- avec une lentille de 3 dioptries :
Projecteur => miroir = 0,30 m
Caméscope => lentille = 1,15 m

- avec une lentille de 5 dioptries :
Projecteur => miroir = 0,20 m
Caméscope => lentille = 0,40 m

Ces distances seront à modifier en fonction du matériel utilisé… Pour cela, commencez par rechercher la bonne position du projecteur en regardant directement dans la lentille (sans mettre le caméscope) et en vous plaçant à environ 1 m de celle-ci, puis demandez à quelqu’un de rapprocher ou d’éloigner le projecteur du bloc optique jusqu’à ce que vous puissiez voir l’image entière dans la loupe. (éventuellement, avancez-vous ou reculez-vous un peu de la lentille).
C’est là qu’il faudra placer le caméscope.


Lorsque la bonne position du projecteur est trouvée, installez le caméscope sur un pied, zoom sur sa plus grande distance focale et avancez-le ou reculez-le du bloc optique jusqu’à obtention d’une image bien cadrée sur l’écran du caméscope, ou de préférence sur un moniteur ou un téléviseur relié à la sortie de celui-ci.

Ne soyez pas déçu si l’image que vous obtenez est affublée d’un fort papillotement… Il reste maintenant un dernier réglage à faire.



Comment supprimer le papillotement ?

Pour simplifier, on peut dire que ce phénomène est lié à la différence de fréquence entre le projecteur et le caméscope… Le film est projeté à 18 im/sec (autrefois 16 im/sec) lorsqu’il est muet, ou à 24 im/sec lorsqu’il est sonore*; or la vidéo, en Europe, fonctionne à 25 im/sec.

Il faut donc projeter à 16,67 im/sec lorsque le projecteur est muni d’un obturateur a trois pales (en effet, 16,66666... x 3 = 50, donc un multiple de 25).

Pour le transfert des films sonores tournés à 24 im/sec, c’est un petit peu plus compliqué : il faudrait projeter à 25 im/sec, mais avec un obturateur à deux pales, or la plupart des projecteurs d’amateur ont trois pales (sauf les derniers Beaulieu 708 dont l’obturateur est réglable)… Il faut donc transférer les films sonores comme s’ils étaient muets (16,67 im/sec) et ensuite rétablir la bonne vitesse avec un logiciel de montage.
Dans ce cas, il est parfois utile de capturer le son séparément (à 25 im/sec), puis de le recaler sur les images lorsqu’elles ont été mises à la bonne vitesse.

Si on tente de faire un transfert image + son à 16,67 im/sec puis d'accélérer ensuite le tout, le son risque de devenir mauvais par perte de certaines fréquences.



Comment régler la vitesse sur 16,67 im/sec ?

Si le projecteur est muet, donc muni d’un rhéostat de réglage de la vitesse, il suffit de réduire lentement celle-ci jusqu’à disparition du papillotement sur l’écran.
Avant de commencer, il est nécessaire de le faire tourner à vide (lampe allumée) pendant une dizaine de minutes, pour lui permettre de chauffer et d’avoir ainsi une vitesse plus constante.


Remarque :
Avec un projecteur à rhéostat, il faut surveiller en permanence le transfert pour pouvoir faire des petites corrections de vitesse si un début de papillotement se manifeste.



Si on dispose d’un projecteur sonore à régulateur électronique de la vitesse, on procède de la même façon, mais la réduction de la vitesse se fait par action sur les résistances ajustables qui se trouvent en général sur le circuit imprimé.

 

6.thumb.jpg.f6653952784b38c6a85abda70e51
Les résistances ajustables.


Attention :
L’une de ces résistances correspond à la vitesse 18 im/sec : l’autre à 24 im/sec.
Des essais s’imposent pour trouver celle qu’il faut régler.


Le boîtier optique peut être utilisé pour transférer tous les formats de film. Cependant, certains projecteurs ne permettent pas un réglage précis de la vitesse (sauf si on leur fait subir des transformations qui ne sont pas à la portée de tout le monde). C'est le cas, par exemple, des projecteurs sonores à régulation mécanique de la vitesse et de plusieurs projecteurs 16 mm.

Il faut signaler aussi une exception pour les projecteurs super 8 Eumig des séries 700 et 800 :

On a cru pendant longtemps que ces projecteurs ne convenaient pas pour faire du transfert à cause de leur moteur asynchrone sans régulation électronique de la vitesse.
C'est un galet entraîné par le moteur, capable de monter et descendre entre deux butées qui assure le changement de vitesse... La butée du bas pour le 18 ips, celle du haut pour le 24 ips.
Ce galet entraîne un plateau caoutchouté solidaire de l'axe qui porte l'obturateur.
La marche avant et la marche arrière sont obtenues en faisant basculer le moteur, soit sur le plateau avant, soit sur le plateau arrière.
Le passage d'une vitesse à l'autre (avec toutes les vitesses intermédiaires) se fait grâce à un curseur situé sur la face avant, juste derrière la boîte à lumière.
Comme il n'est pas possible de descendre au dessous de 18 im/sec et qu'il faut 16,67 iml/sec pour éliminer le papillotement, on a longtemps rejeté ce type de projecteur.

Or GeGe13 de PACAVIDEO, a proposé une astuce permettant de descendre au dessous de 18 im/sec et d'atteindre les 16,67 im/sec nécessaires :
Pour cela il suffit, après avoir retiré le capot arrière, de mettre le commutateur de périodes sur 60 cycles, ce qui a pour effet de déplacer vers le bas les butées 18/24, ce qui place le 16,67 im/sec vers le milieu du déplacement du curseur de façade.



 

7.thumb.gif.2153f2e8beb9b491dc0eeea4fad3
La méthode conseillée par GeGe13 pour régler un Eumig de cette série sur 16,67 ips.

 

Depuis quelques mois, on peut se dispenser de faire appel au bloc optique "lentille/miroir" à condition de se procurer une mini caméra

que l'on peut mettre à la place de l'objectif du projecteur comme le montre le document ci-dessous :

 

55e9b9b17b29b_Mini_camra_pour_transferts

La mini-caméra sur un tri-films Heurtier muet.  (photo Fanny Mary-Coutant)

 

Bien de d'excellente qualité cette caméra ne coûte que 52 euros, équipée d'un très bon objectif.

 


Roger CANTO

 

 

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Oui Vincent, bien que la définition du super-8 soit à des années lumière de celle du 4K, cela permet de faire un bien meilleur étalonnage.

Par contre, avec les formats supérieurs (16 et super-16) le 4K devient vraiment intéressant !

 

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Bonjour Roger... et vous tous,

Je connais depuis longtemps cet article fort bien fait et très didactique sur ce sujet, mais aujourd'hui ce qui m'interpelle, c'est cette petite camera qui si je ne m'abuse est de marque Qihan. Elle demeure introuvable lors de mes recherches sur le Net.

Pouvez-vous, sans trahir l'éthique du site ni son modus operandi nous signaler où l'on peut acquérir cette petite merveille à 52€ ?

D'avance merci !

François Radenen

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Bonjour François,

Je n'ai pas cherché comment se procurer cette petite caméra parce que je n'en ai pas besoin... Elle a été signalée par Fanny Mary-Coutant sur Facebook :

C'est ici :

https://www.facebook.com/pages/Les-Films-de-Fanny/354356424750845?ref=profi

Si j'apprends où il est possible de la trouver, je ne manquerais pas de le faire savoir.

Bien cordialement.

Roger

 

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Merci Roger pour la rapidité et la précision du renseignement.

Je vais poursuivre de mon côté les recherches et apporter ma modeste contribution à l'édifice ... si je la trouve !

Bien cordialement

François

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La recherche est en cours... Si je découvre quelque chose, je l'écrirais ici.

Cependant, je te conseille de continuer avec ton GH4, la définition est incomparable.

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Je suis bricoler un système qui projette directement l'image sur le capteur de mon GH4, transfert super 8 vers 4K en toute simplicité.

Il serait intéressant de faire une petite explication comme celle de Roger Canto. Et savoir si l'on peut la décliner avec d'autres matériels.


Partant pour des projets expérimentaux

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J'ai prévu de faire des photo du système lors de ma prochaine session de numérisation. Dans le principe ça reprend le même principe que sur cette vidéo https://vimeo.com/20950590

Modifié par Vincent Follézou

Vincent Follézou

CG artist/Editor

http://www.vincentfollezou.com

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J'ai prévu de faire des photo du système lors de ma prochaine session de numérisation.

Excellente idée... Si possible avec quelques détails sur les précautions prises pour les différents réglages.

 

 

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Bonjour,

Je reprends cette série d'échanges très intéressants, surtout pour la dernière solution évoquée avec la caméra ccd dont je ne trouve nulle part une suite notamment avec le modèle de cette caméra.

J'ai vu aussi le site de Pacavidéo qui donne plein de conseils très précis pour adapter son projecteur, j'ai un Heurtier P6-24B, donc ça devrait être assez facile.

Mais vraiment quelqu’un a  t il trouvé plus de précision sur l'utilisation de ce type de caméra ?

Merci,

Bernard

 

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Bonjour,

Concernant la petite caméra Qihan apparemment on la trouve facilement au ... Maroc !

http://www.joutech.ma/produit/surveillance-et-securite/caméra-analogique-qh-361snh-3nvp-osd

http://www.voipmaroc.com/CAMÉRA-ANALOG-1/3-Sony-Color-CCD-650TVL-0.02Lux-CS-Mount-DC12V

Elle est analogique, capteur 752 x 768 pixels.

RMo

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Posté(e) (modifié)

 

Ah bravo, ça y ressemble effectivement, mais on dirait que son grand intérêt est la faible largeur du corps de la caméra, ce qui permet d'enfiler son objectif à la place de celui d'origine du projecteur.

Moi j'ai une caméra astro mais dont le corps est rond, donc impossible de la placer dans le logement.  

La caméra : https://astronomy-imaging-camera.com/products/usb-3-0/asi224mc/

Evidemment c'est aussi plus cher, mais comme je l'ai... mais trop large....  

Et sait on à quelle distance on doit arriver ? Si ça se trouve si on utilise un tube allonge peut être que la bonne position va se trouver plus en avant du projecteur et donc sa largeur ne serait plus un problème.... Faut que j'essaie...

Mais d'abord je dois changer la lampe...    Bernard

Modifié par Bernard Morgan

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Bonsoir!

 

Heurtier P6-24B : Pas extra pour ce genre de travail...

Pas de vitesse réglable, chargement compliqué et parmi tous ceux que j'ai utilisé, celui qui m'a bousillé le plus de films!

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Alors j'ai changé ma lampe pour une 14W, j'ai mis un diffuseur (fond de pot de yaourt :)), et j'ai essayé de mettre ma caméra ZWO collée sur l'objectif du projecteur.

Et, o suprise, je finis, après moult réglages sur la caméra (surtout temps d'exposition minimum), par obtenir une image presque acceptable, sauf qu'elle est toute petite. 

Précision, j'ai laissé l'objectif du projecteur et aussi celui de la caméra qui est un très grand angle. Je les tiens lentille contre lentille pour le test.

Je ne sais pas trop ou ça peut mener, en tous cas on peut obtenir une image par cette méthode, mais je ne vois pas comment on pourrait obtenir cela en retirant l'objectif du projecteur, à moins que celui de la cam aille jusqu'au fond du logement ?

Bon, je ne sais pas si ça inspirera quelqu'un, mais au cas ou.... moi je suis trop ignorant dans ces domaines pour dépasser ce stade empirique....

A plus,

Bernard

PS : le heurtier ne me maltraite pas trop mes films, c'est sûr qu'il faut bien faire attention quand on les engage, laisser le guide en place et la vitesse mini (6 img/s) jusqu'à ce que l'amorce soit prise dans la bobine de réception, ensuite on repousse le guide et on passe en 18 img/s et ça roule plutôt bien.... pour la vitesse, un site propose un "simple" limage de la poulie en sortie de moteur pour la réduire de 8%, ou augmenter l'autre de 8% avec un entourage plastique... je ne sais pas si je vais me lancer là dedans...

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Le soucis majeur de ces modèles, est le système d'entrainement à une seule griffe qui esquinte les perforations.

Pour la variation de vitesse le mieux est d'opter pour un variateur électronique, mais vu la somme de tâtonnements à effectuer, il vaut mieux trouver autre chose cf :

 

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Oui merci, et je confirme que des amorces de film j'en ai quand même abimées quelques unes, mais comme je ne connais que ce modèle là, je savais pas trop la différence avec les autres. Maintenant j'arrive à les passer sans trop de difficulté.

Le post de Roger je l'ai déjà vu, et un autre aussi qui précise que pour le Heurtier, on ne peut régler qu'en changeant le diamètre d'une poulie... pas le plus facile....

Et je me demande aussi comment on nettoie les vieux films, les miesn ont plein de taches, des moisissures je pense... quelle est la méthode la plus simple et efficace ? s'il y en a une....

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Champignons, moisissure et bactéries bouffent la gélatine des films quand ces derniers sont mal conservés. 

Le nettoyage est alors assez délicat, car c'est l'image qui est endommagée et souvent tachée de façon irrémédiable.

Un simple essuyage avec un chiffon doux et propre sans cesse renouvelé est une première action.

L'utilisation d'alcool est possible. Le mieux est de relaver le film avec un détergent doux ( quelques gouttes de Teepol  ou du Mir ) et d'ajouter un anti moisissure en bain final , mais c'est déjà bien tard !

La face dorsale peut être nettoyée avec un peu plus de facilité, l'acétone donne de bon résultat selon les supports, à tester sur un échantillon dans tous les cas!

Un film est en fait moins fragile qu'on ne l'imagine, mais attention aux rayures quand même, inutile et dangereux d'aller vite.

Les films cassants peuvent être enduits de vaseline, ceci limite les frottements et "nourrit" un peu le côté émulsion en comblant aussi les rayures, et sans atteindre la qualité d'un passe vue à immersion ça marche assez bien et j'ai réussi quelques restaurations avec cette méthode.

 

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Autrefois le laboratoire Deams proposait un produit idéal pour le nettoyage des films : le NETAFILM... Hélas, sauf erreur de ma part, il est devenu impossible d'en trouver.

 

 

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    • Par Anthony Mille
      Bonjour à tous.
      Je voulais savoir si certains d'entre-vous aviez des adresses en France surtout ou en Europe pour le re-carrossage d'anciens objectifs.
      Je sais qu'aux Etats-Unis il y a plusieurs techniciens qui font du re-housing, en Europe il y a P+S Technik, mais y-en-a t'il d'autres ?
      Je suis l'heureux propriétaire d'une série Kinoptik, mais en monture Caméflex, vous imaginez le soucis ...
      De plus, j'ai certains vieux objectifs Pathé de 1920 que j'aimerai beaucoup monter sur des caméras modernes.

      Bref, dites moi si vous avez des bons plans.
      Bien à vous.
      Paul-Anthony.
    • Par Roger Canto
               
      Quel projecteur choisir pour transférer du Super-8 sur cassette ou DVD ?
       



      Les projecteurs destinés aux amateurs sont tous munis d'un obturateur à 3 pales pour leur permettre de projeter aussi bien des films tournés à 18 im/sec qu'à 24 im/sec.
      (S'ils n'avaient que 2 pales, à 18 im/sec il n'y aurait que 36 éclairs par seconde sur l'écran, ce qui serait insuffisant pour donner l'impression d'une lumière continue).

      Pour éviter un papillotement très désagréable lorsqu'on transfère un film sur une cassette vidéo, il faut que le nombre d'éclairs par seconde soit un multiple de 25 (standard de la télévision et de la vidéo pour le PAL). On y parvient, avec un obturateur à 3 pales, en projetant à 16,666666 im/sec.
      En effet, 16,666666 x 3 = 50 (multiple de 25).

      C'est pour cette raison que seuls les projecteurs pouvant fonctionner à 16,66666 im/sec conviendront pour faire du transfert.
       



      Quels sont les projecteurs utilisables ?

      - Tous les projecteurs muets, munis d'un rhéostat ; mais à condition de les faire tourner pendant une dizaine de minutes avant de commencer le transfert, pour leur permettre de chauffer (un projecteur dont la vitesse n'est pas régulée électroniquement ayant tendance à accélérer en chauffant).

      - Les projecteurs sonores à régulation de vitesse électronique
       



      Comment régler un projecteur sur 16,66 im/sec ?

      Il suffit de réduire lentement la vitesse jusqu'à disparition du papillotement, en contrôlant sur un moniteur (ou un téléviseur) relié au caméscope.
      - Pour les projecteurs muets, en agissant sur le rhéostat.
      - Pour les "sonores" en tournant dans le sens inverse des aiguilles d'une montre l'une des résistances variables qui se trouvent sur le circuit imprimé (l'une est destinée à régler le 18 im/sec, l'autre le 24 im/sec).

      Pour cela, il faut procéder par tâtonnements pour trouver la résistance qui agit sur la fréquence de 18 im/sec, puis agir jusqu'à disparition du papillotement.
       
       
       

      ]
      Les résistances ajustables (elles sont parfois placées à plat sur le circuit).
       



      Quels projecteurs peut-on utiliser ?


      - Le Beaulieu 708 EL

      C'est le plus perfectionné des projecteurs super-8, mais aussi le plus cher (même d'occasion).
      Avec ce magnifique appareil, il n'est même plus nécessaire d'agir sur les résistances variables car il offre la possibilité d'ajuster la vitesse à l'aide d'un potentiomètre situé en façade.
      Les modèles les plus récents sont même munis d'un obturateur réglable (2 ou 3 pales), ce qui est un gros avantage pour le transfert des films tournés à 24 im/sec... Il suffit alors de faire tourner l'appareil à 25 im/sec, en ayant choisi l'obturateur 2 pales.




      Le Beaulieu 708 EL





      - Le GS 1200 Elmo

      Encore un très bel appareil muni d'un potentiomètre permettant d'ajuster la vitesse (sur ce modèle, il n'est pas en façade comme sur le Beaulieu, mais situé sur la face arrière).




      Le GS 1200 Elmo

      Attention ! Ne pas confondre avec le ST 1200.





      - Le Magnon SD 800

      Bien que moins perfectionné que les précédents, cet appareil peut donner de bons résultats lorsque sa vitesse est bien étalonnée... C'est surtout au niveau de l'optique qu'il est un peu inférieur aux appareils ci-dessus ; mais cela joue moins lors d'un transfert qu'en projection normale.




      Le Magnon SD 800
       
       


      - Le Rony LSP 511

      C'est un petit appareil sans prétention, mais qui peut donner de très bons résultats. Ses deux seuls défauts sont : une capacité de 120 mètres seulement et un objectif assez médiocre que l'on a intérêt à échanger contre un modèle plus sérieux (un ancien objectif fixe d'appareil 8 mm peut s'adapter à condition de faire fabriquer un manchon).




      Le Rony LSP 511
       
       


      - Le Sankyo 502

      Un autre appareil relativement bon marché, mais qui fonctionne bien et que l'on peut étalonner assez facilement.
      Il existe un modèle un peu plus perfectionné : le 702.



      Le Sankyo 502

       
       


      La base du 702 (comme on peut le remarquer, elle est un peu plus complète que celle de 502)

       
       
       
       
       
      - Les Eumig (séries 700 et 800)
       
       
       


      Le Eumig 820 Sonomatic


      On a cru pendant longtemps que les projecteurs Eumig de ces séries ne convenaient pas pour faire du transfert à cause de leur moteur asynchrone, sans régulation électronique de la vitesse.
      C'est un galet entraîné par le moteur, capable de monter et descendre entre deux butées qui assure le changement de vitesse... La butée du bas pour le 18 ips, celle du haut pour le 24 ips.
      Ce galet entraîne un plateau caoutchouté solidaire de l'axe qui porte l'obturateur.
      La marche avant et la marche arrière sont obtenues en faisant basculer le moteur, soit sur le plateau avant, soit sur le plateau arrière.
      Le passage d'une vitesse à l'autre (avec toutes les vitesses intermédiaires) se fait grâce à un curseur situé sur la face avant, juste derrière la boîte à lumière.
      Comme il n'est pas possible de descendre au dessous de 18 im/sec et qu'il faut 16,67 iml/sec pour éliminer le papillotement, on a longtemps rejeté ce type de projecteur.

      C'est GeGe13, de PACAVIDEO, qui a proposé une astuce permettant de descendre au dessous de 18 im/sec et d'atteindre les 16,67 im/sec nécessaires : Il suffit, après avoir retiré le capot arrière, de mettre le commutateur de périodes sur 60 cycles, ce qui a pour effet de déplacer vers le bas les butées 18/24, ce qui place le 16,67 im/sec vers le milieu du déplacement du curseur de façade.
       
       

       
      La méthode préconisée par GeGe13 pour régler un Eumig sur 16,67 im/sec
       
       

      Tous les clones des projecteurs Eumig, séries 700 et 800 et le Paillard Bolex SM 80, peuvent être réglés sur 16,67 im/sec de cette façon.

       
       


      - Les projecteurs muets SANKYO Dualux


      Il n'est pas possible de passer sous silence le Sankyo Dualux 1000, un petit appareil muet, qui peut rendre de sérieux services à condition de contrôler en permanence sa vitesse car il n'est pas régulé électroniquement.
      (il existe aussi un Sankyo Dualux 2000, assez voisin).

      Un petit bémol, cependant, ces projecteurs "bi-films" n'ont qu'une seule griffe pour pouvoir s'adapter aux deux formats, ce qui présente des risques pour les perforations des films.

      ... mais il est évident qu'un seul passage (le temps d'un transfert)  minimise beaucoup le risque.

       
       
       
       
       


      Le Sankyo Dualux 1000
       



      Cette liste n'est pas exhaustive...

      D'autres appareils peuvent aussi convenir pour effectuer des transferts, mais ils sont plus difficiles à trouver :
      - Le Fujiascope SH 1
      - Le Fujiascope SH 7
      - Le Fujiascope SH 30
      - Le Rolley P 83, etc...   
       
       
       
                                   Roger CANTO


       
    • Par Franck Courrault
      oui parfois j' abuse 
      IMG_0129.m4v

    • Par Mathieu Andrieux
      Bonjour,

      je viens de participer à un tournage où nous utilisions des Go Pro black 4 pour certains plans et nous avions un retour vidéo sur Ipad ou Iphone via l'application go pro. Malheureusement la qualité du retour était terriblement mauvaise et nous ne pouvions nous éloigner de la caméra sans avoir des pertes de signal...

      Savez-vous si il existe un meilleur moyen pour obtenir un retour avec une meilleure qualité ? Et dans quel mesure serait-il possible de l'afficher sur un retour plus classique (BTLH 17'') ?



      Merci de vos réponses
    • Par Michel Talaïa
      Avec l'arrivé de définitions d'images toujours plus élevées, une mise au point parfaite est obligatoire. C'est déjà vrai en 4K et ça le sera d'autant plus en 8K. Là où Canon et récemment Sony essayent de développé des technologies d'autofocus performants, Panasonic semble se diriger vers une solution de mise au point en post production.
      Cette technologie n'existe à présent que pour la photo mais il est fort probable qu'on la voit arriver un jour pour la vidéo. Je ne vois pas cette technologie comme remplaçant la mise au point sur le tournage mais comme un excellent moyen de "préciser" la mise au point en post production sur des images 4K ou 8K.
      https://www.panasonic.com/global/consumer/lumix/post_focus/
      Cette technologie est actuellement disponible (uniquement pour la photo) sur le Lumix GX8, G7, FZ300 et prochainement sur le Lumix GH4 via une mise à jour du firmware.
       
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