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Invité

Ces vérités qui dérangent

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Invité

Un article intéressant passé inaperçu... enfin presque.

Pour celles et ceux qui ne l' ont pas lu en voici quelques extraits :

" [...] Des producteurs qui ne prennent aucun risque financier, pour produire des films qui ne seront vus que par une poignée de spectateurs et qui ne seront jamais rentables... [...]

il existait déjà une poignée d'études critiques -certaines restées secrètes- qui avaient pointé les travers du système [...]

la grande majorité des films français produits font un bide: en 2010, 60% ont été vus par moins de 50 000 spectateurs. Plus préoccupant: ce taux est en forte hausse [...]

les producteurs indépendants "disposent de mécanismes sécurisant leurs avances en trésorerie.

De fait, ils ne courent aucun risque financier, l’aide publique venant en lieu et place du capital". [...]

Résultat: le producteur "voit dans la très grande majorité des cas le film financé en intégralité avant sa sortie en salles".[...]

Des avances jamais remboursées [...]

le CNC ne revoit quasiment jamais la couleur de son argent: selon le rapport de l’Inspection des finances, l’avance n’est "effectivement remboursée qu’à hauteur de 10% à 12%". Explication probable: la plupart des films qui bénéficient de cette avance ne sont pas rentables... [...]

l'Inspection des finances puis la Cour des comptes ont démontré que la grande majorité des subventions est constituée d'argent public. Ces aides peuvent représenter jusqu'à 60% du budget d'un film. [...]"

http://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/financement-cinema-francais-verites-derangent-415996.html

 

D'  autres articles intéressants :

"[...] Un système verrouillé en France [...]

En France, par exemple, pour faire un film il faut faire partie du réseau.[...]

Il faut connaître une personnalité établie dans le système (“la grande famille du cinéma”), pour être coopté, sinon on reste devant la porte.[...]"

https://boostyourfilm.com/fr/et-si-boostyourfilm-proposait-sa-vision-du-cinema-independant/

 

"[...] En 2015, les subventions du CNC se sont élevées à 765 millions d’euros.

Sur dix ans, cela fait 7,65 milliards d’euros qui sont en bonne partie jeter dans un trou sans fond.[...]"

http://lebonsalon.com/sondage-subventions-cinema-francais/

 

"[...] Cinéma français : 90 % des films ne sont pas rentables[...]

L'an dernier, le déficit cumulé a atteint 400 millions d'euros. [...]"

http://www.lefigaro.fr/cinema/2014/01/08/03002-20140108ARTFIG00429-90-des-films-francais-ne-sont-pas-rentables.php

 

"[...] Nous savons bien qu’en écrivant ces lignes nous nous aliénons par définition tous ceux qui vivent du système ou y participent indirectement par leur complaisance.[...]

Les films français sont aujourd’hui presque tous produits grâce à un préfinancement à 100% des frais.[...]

Mutualisation des pertes et privatisation des bénéfices…

cela rappelle précisément ce que l’on a beaucoup reproché aux banques au plus fort de la crise financière ! [...]

La déconnexion quasi-totale d’avec le marché favorise des formes nombrilistes d’art, un fonctionnement autarcique et auto-référentiel. [...]

Les pouvoirs publics, de façon générale, doivent cesser de justifier par « l’exception culturelle »

ce qui n’est au fond qu’une abdication face à des lobbies défendant leurs rentes. [...]"

https://www.contrepoints.org/2016/05/13/238706-soutien-public-au-cinema-francais-lanalyse-interdite

 

La question est de savoir s' il s' agit là de la partie émergée de l'iceberg, car en effet selon toute vraisemblance il y a comme qui dirait un petit groupe de producteurs, mais aussi d' autres intervenants, somme toute un petit groupe de " copains", qui connaissent tellement bien les rouages du système qu' ils savent comment passer au travers et en abuser en toute tranquilité.

Ou bien s' agit-il en fait d' un " Cinéma Français" artistiquement à bout de souffle qui est formaté et qui ne se réinvente plus; et qui doit son seul salut à l' argent publique.

 

Voici quelques réactions prises sur des sites comme Allocine ainsi que sur certains forums ( certaines sont hilarantes mais aussi éloquentes) :

" aujourd'hui on est incapable de faire autre chose que des huis clots minimalistes, des drames sociaux à se tirer une balle tellement c'est ennuyant, des comédies grasses qui coutent tellement cher que ça en devient suspect…. Donc soyons sérieux deux secondes. Ce pays n'a aucune ambition visuelle, aucune ambition pour faire rêver les gens qui vont voir ses films.
Ce système marche à coup de subventions d'argent public qui leur permettent de dire : "Vous ne voulez pas de ce film ?… Ben vous avez quand même payé pour qu'il se fasse. On ne vous a pas demandé votre avis, mais vous l'aurez quand même." ( Clem L17)

 

" Ou sont les thriller, en France, quand on fait un film policier, l’enquête n'est pas importante, ce qui compte c'est de montrer un flic alcoolo, dépressif, divorcé et qui pleure dans son apart." ( tueurnain)

 

" On fait des films de m... mais pas grave on est payé quand même.Ca permet d'avoir uen belle vie. Il suffit de connaître l'astuce.La fameuse exception culturelle est une pompe à fric..Une commissaire europêenne il y a 3 mois à commencé à dire que cela devait s'arrêter en parlant de ce qu'elle considère comme un abus." ( Gaspard D)

 

" Cinéma français : 90 % des films sont nuls à chier." ( peripheryk)

 

" Est-ce que vraiment un film mérite plus de subventions que le kebab du coin ?" ( Vrulth)

 

 

 

 

 

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Anthony Mille

Hello. 

Si je peux me permettre je ne suis pas forcément d'accord avec ces accusations contre un système qui a permis depuis plus d'un demi siècle de produire des films que le monde entier nous a envié et qui a forgé une culture visuelle jamais dépassée dans le monde, proposant des artistes aussi inaccessibles que populaires de pouvoir faire leurs films. Par pitié, que le cinéma Français ne devienne pas comme le cinéma americain où la rentabilité est le seul mot d'ordre pour justifier la production ou pas d'un film. Le début de ce post fait froid dans le dos. Pouvoir protéger le cinéma d'auteur en le rendant indépendant, voici la vocation de ce système. Qu'il soit désuet ou pervertis est un fait, mais c'est là le sort de tout grand empire ou société. Ne tombons pas dans le piège si facile de renier si lâchement notre système de production qui a fonctionné si longtemps pour dire amen à un système capitaliste qui ne fait que broyer l'art. 

Prenez un temps pour réfléchir et réinventer quelque chose en dehors de la rentabilité, avec le sens de l'esprit commun pour faire des films meilleurs avant des films rentables qui ne vont que trop rarement voir jamais ensemble. 

De très bons artistes font des films aujourd'hui grâce à ce système, Albert Serra, Virgil Vernier pour n'en citer que deux très différents.... 

Modifié par Anthony Mille

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Steeve François

Bonjour Christian,

ce qui me gène dans ton post c'est que tu n' extraies que des arguments à charge (sur un article de 2013, depuis la loi de financement est plus équilibrée et fait moins la part belle aux acteurs surpayés, ou bien franchement démagogiques comme les post de professionnels du commentaire gratuit (on es pas sur un plateau de télé de ruquier ).

Et puis tes sources c'est le figaro, bfm business , contrepoint etc.....enfin bref que des libéraux pur jus ou la bonne droite à papa !

toi t'en penses quoi au juste ?

 

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Bérenger Brillante

Personnellement, ce qui me gène, c'est que le CNC est tellement excédentaire qu'il devrait en fait ratisser beaucoup plus large que le film d'auteur chiant que personne ne voit, et la comédie pas drôle mais avec des comédiens bankable... mais qui ne marchent pas non plus.

Et le CNC devrait investir et non subventionner.

Beaucoup de films dit "de genre" ne trouvent pas de financement, et serait d'ailleurs non-rentable sur le territoire français comme les autres... mais aurait l'avantage de se vendre à l'étranger car souvent tourné en anglais, contrairement aux films parisiens qui se regardent le nombril. Ca permettrait de vraiment faire connaitre le pays et ses faiseurs. 

Un film, s'il n'est pas vu, ne sert a rien, autant qu'une œuvre d'art si elle n'est pas vu, ne sert a rien.

Il y a un monde entre le fonctionnement d'hollywood et le fonctionnement du cinéma français. Ne penser qu'il n'y a que les deux et rien au milieu c'est extrêmement réducteur.

 

Déja, si on pouvait ajouter a notre palette des oeuvres comme les films coréen ou espagnols ca serait un bon début.

 

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Francis Frenkel
Il y a 13 heures, Anthony Mille a dit :

Prenez un temps pour réfléchir et réinventer quelque chose en dehors de la rentabilité, avec le sens de l'esprit commun pour faire des films meilleurs avant des films rentables qui ne vont que trop rarement voir jamais ensemble. . 

Je pense que ces articles montrent justement que si les films français ne sont pas rentables, c'est qu'ils n'intéressent tout simplement pas le public, c'est là le problème principal.

L'objet n'est pas qu'ils soient absolument rentables, mais qu'on donne plus de chance à de jeunes réals, au cinéma de genre, thriller, polars, épouvantes, sf...etc et pas seulement des "téléfilms pour le ciné" qui racontent la vie quotidienne de bobos parisiens, de paysans caricaturés à la sauce bobos, de drames sociaux en lien avec l'actu et les bons sentiments...

Un cinéma beau, avec aussi de très belles images.

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Steeve François
Il y a 5 heures, Francis Frenkel a dit :

Je pense que ces articles montrent justement que si les films français ne sont pas rentables, c'est qu'ils n'intéressent tout simplement pas le public, c'est là le problème principal.

je suis pas d'accord avec ça Francis...faut quand même pas oublier que biens des films "non rentables", je pense aux films a petits ou moyens budgets (sauce bobos y compris), n'ont que peu de budget promotionnel et qu'ils sont très vites écartés des grands réseaux de distribution (quand ils ont là chance d'y être) dès qu'ils ne démarrent pas par des fortes entrées.

Le système de distribution des films fait tout pour favoriser les affiches avec acteurs dit bankable (alors que dans les faits un film sur deux avec des têtes d'affiches ne va pas à l'équilibre).

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Francis Frenkel
Il y a 3 heures, Steeve François a dit :

je suis pas d'accord avec ça Francis...faut quand même pas oublier que biens des films "non rentables", je pense aux films a petits ou moyens budgets (sauce bobos y compris), n'ont que peu de budget promotionnel et qu'ils sont très vites écartés des grands réseaux de distribution (quand ils ont là chance d'y être) dès qu'ils ne démarrent pas par des fortes entrées.

Le système de distribution des films fait tout pour favoriser les affiches avec acteurs dit bankable (alors que dans les faits un film sur deux avec des têtes d'affiches ne va pas à l'équilibre).

Le problème ne vient pas des diffuseurs Steeve....car les diffuseurs sont liés au très grosses boites de production, quand ils ne sont pas des filiales !

Les diffuseurs prennent les risques financiers, et ce sont eux qui supportent les coûts de promotion pour leurs salles. Et les sociétés de production qui ne financent leurs films que si elles ont 100% de subventions, n'ont aucun intérêt à investir dans de la promo.

Heureusement il y a le réseau des salles Art et Essai....qui assure le quota légal...

Le prods françaises prennent leur 10 à 20% sur le budget récolté par le CNC et autres subventions pour la prod d'exé et l'admin. Elles  payent les techniciens et comédiens au minimum syndical pour préserver ou augmenter leurs marges, et comme elles n'ont rien investi dans le film, que le film fasse un petit bide ou un gros...

De leurs cotés les diffuseurs doivent acheter les films pour les diffuser !! Et les contrats qu'ils ont avec les grands studios ne leur laissent que l'espace obligatoire minimum légal pour les diffusions françaises... Alors comment leur en vouloir aussi...

Godard disait :

_ " je devrais être financé par le CNRS, pas par le CNC, je ne fais pas des films pour le commerce, je fais de la recherche pour faire avancer le cinéma."

----

Personnellement Steeve, je cherche à produire mon prochain film depuis plus de 2 ans, et je ne trouve pas de co-producteur français, alors qu'un producteur étranger apporte 70% du budget. Pourquoi ?

=> Les qualités du scénario ne sont même pas un enjeux. Les prods me disent juste qu'à 30% d'un film sans comédiens connus, un réal inconnu, c'est pas rentable.

Je leur demande juste de puiser dans leur ligne de crédit CNC... de lire mon scénar, de me le jeter à la gueule en disant qu'il est nul ! Mais non, ils me disent qu'il est bon, mais que c'est pas rentable.

Mon dernier moyen métrage à pourtant obtenu 15 prix dans 9 pays et 21 sélections (USA, UK, Japon, Brésil, Corée, Allemagne, Italie)...

Je suis prêt à coucher avec un ours (mal ou femelle) pour faire mon film (ou avec tout autre animal sauvage si besoin).

 

 

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Steeve François
Il y a 11 heures, Francis Frenkel a dit :

.car les diffuseurs sont liés au très grosses boites de production, quand ils ne sont pas des filiales !

non rigoureusement je ne crois pas à ce que tu dis en particulier dès qu'il s'agit des fictions je crois au contraire que les distributeurs puissants ont des leviers évidents pour gagner leur rapport de force avec n'importe quel producteur et vont facilement exiger des têtes d'affiches en contrepartie, de l'accès à leur réseau de salles, à leur force de promotion (affiches, presse écrite, radio, plateaux télé et c'est d'ailleurs de plus en plus les mêmes personnes que tu voies à la télé et au cinoche ), ou encore de leur moyens financiers.

pour ce qui est des docs , "des petits films" ou autres la question des distributeurs est certainement bien plus complexe que ça et la responsabilité des producteurs est évidente également.

Il y a 12 heures, Francis Frenkel a dit :

Je suis prêt à coucher avec un ours (mal ou femelle) pour faire mon film (ou avec tout autre animal sauvage si besoin).

je t'ai trouvé un ours mais ya un hic

Paddington: StudioCanal rattrapé par l'affaire Weinstein

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Francis Frenkel
Le 20/01/2018 à 11:16, Steeve François a dit :

Mais nous disons la même chose je pense, et ce lien ne fait que confirmer ce que j'écris plus haut.

En effet le lien entre diffuseur et producteur est désormais systématique, leurs intérêts étant liés.

Oui un diffuseur impose une tête d'affiche,  parce que c'est lui qui prend les risques, qui avance, qui paye la promo...

Le système est pervers sur toute la ligne.

 

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Invité
Le 1/18/2018 à 14:13, Anthony Mille a dit :

Hello. 

[...]des films que le monde entier nous a envié et qui a forgé une culture visuelle jamais dépassée dans le monde,[...]

L' orgueil et/ou le chauvinisme sont des maux et non des moyens à même de permettre à l' industrie* cinématographique française de mieux faire face aux problèmes auquels elle est confrontée.

Le 1/18/2018 à 14:13, Anthony Mille a dit :

[...]Par pitié, que le cinéma Français ne devienne pas comme le cinéma americain[...]

[...]De très bons artistes font des films aujourd'hui grâce à ce système, Albert Serra, Virgil Vernier pour n'en citer que deux très différents.... 

C' est assez réducteur, voir méprisant, pour un cinéma américain qui est loin de ne se résumer qu' aux " Blockbusters" des franchises Marvel.

Pour faire aussi du " name dropping", il y a par exemple Gus Van Sant, Woody Allen, Tim Burton, Greta Gerwig, les frères Cohen, Alejandro González Iñárritu... ( sans oublier d' autres artistes du monde entier à l' instar d' Alexandre Desplat ).

 

* Contrairement aux idées reçues le Cinéma français est aussi une industrie.

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Invité
Le 1/19/2018 à 00:07, Steeve François a dit :

[...]des arguments à charge[...]

Des arguments qui sont quand même étayés avec des chiffres à l' appui.

Le 1/19/2018 à 00:07, Steeve François a dit :

[...]le figaro, bfm business , contrepoint etc.....enfin bref que des libéraux pur jus[...]

Sans oublier Mediapart :

" [...] Ces dernières années, de nombreux rapports ont pointé du doigt la mauvaise gestion du CNC[...]

Vincent Maraval, cofondateur de la société de distribution Wild Bunch, dénonce les failles du mode de financement du CNC dans une tribune du Monde : il y critique la trop grande dépendance du cinéma français aux subventions du CNC.[...]

Films trop chers, pas rentables[...]

système profitant à une minorité de professionnels... les divers rapports – rapports Gomez, Cour des Comptes mais aussi Pierre Lescure et René Bonnell en 2013 – font le constat d'un secteur sous tension qui semble agir sans réflexion en amont sur l'amortissement des films.[...]

https://blogs.mediapart.fr/lea-asm-bourdon/blog/061116/le-role-du-cnc-dans-le-financement-du-cinema-en-france

 

Quoiqu' il en soit, les gouvernements successifs de droite ou de gauche, avec un ministère de la Culture en tête, ont toujours fait preuve d' un certains laxisme à ce niveau là.

Si une presse écrite et/ou numérique, même jugée comme partisanne, peut permettre de montrer au grand jour des défauts dans l' organisation et la gestion du CNC, ainsi qu' une inquiétude sur le présent et l' avenir du Cinéma français avec des vérités qui dérangent, force est de constater qu 'elle aura au moins eu le mérite de briser la loi du silence.

Le 1/19/2018 à 00:07, Steeve François a dit :

[...]toi t'en penses quoi au juste ?

Le 1/18/2018 à 13:55, Christian Vinquen a dit :

[...]La question est de savoir s' il s' agit là de la partie émergée de l'iceberg, car en effet selon toute vraisemblance il y a comme qui dirait un petit groupe de producteurs, mais aussi d' autres intervenants, somme toute un petit groupe de " copains", qui connaissent tellement bien les rouages du système qu' ils savent comment passer au travers et en abuser en toute tranquilité.

Ou bien s' agit-il en fait d' un " Cinéma Français" artistiquement à bout de souffle qui est formaté et qui ne se réinvente plus; et qui doit son seul salut à l' argent publique.[...]

A titre personnel, je considère qu' il s' agit en fait un peu des deux; avec d' un côté toujours les mêmes qui profitent des subventions ( parfois des subventions assez généreuses pour ainsi dire), et de l' autre un Cinéma français qui ne se réinvente plus et qui ne s' appuie que sur des poncifs entre mélodrames ( synonymes de films d' auteur) et comédies romantiques/sentimentales/burlesques.

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Francis Frenkel
Il y a 10 heures, Christian Vinquen a dit :

A titre personnel, je considère qu' il s' agit en fait un peu des deux; avec d' un côté toujours les mêmes qui profitent des subventions ( parfois des subventions assez généreuses pour ainsi dire), et de l' autre un Cinéma français qui ne se réinvente plus et qui ne s' appuie que sur des poncifs entre mélodrames ( synonymes de films d' auteur) et comédies romantiques/sentimentales/burlesques.

Absolument d'accord.

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Steeve François

Il y a quand même des propositions très interessantes dans la nouvelle réforme du CNC avec un peu plus de protectionnisme.

https://www.afcinema.com/CNC-reforme-de-l-agrement-des-films.html

La question des cachets abusifs des acteurs a également été corrigée avec une exclusion aux subventions en cas de dépassement des plafonds

https://www.lemonde.fr/cinema/article/2014/12/04/cinema-comment-le-cnc-va-plafonner-les-cachets-des-stars_4534740_3476.html

 

il y a 52 minutes, Francis Frenkel a dit :

et de l' autre un Cinéma français qui ne se réinvente plus

je ne souhaite pas du tout vous attaquer les gars mais en disant cela vous faite clairement référence à la nouvelle vague qui a en gros 50 ans, et c'est un effet de perspective quand même, il y a de très bons films français qui sortent tous les ans mais avec des cinémas assez différents et pas de" mouvements d'auteurs "comme a une certaine époque et ça c'est assez vrai dans tous les arts, ce n'est pas propre au cinema.

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Francis Frenkel
Il y a 22 heures, Steeve François a dit :

Je ne souhaite pas du tout vous attaquer les gars mais en disant cela vous faite clairement référence à la nouvelle vague qui a en gros 50 ans, et c'est un effet de perspective quand même, il y a de très bons films français qui sortent tous les ans mais avec des cinémas assez différents et pas de" mouvements d'auteurs "comme a une certaine époque et ça c'est assez vrai dans tous les arts, ce n'est pas propre au cinema.

Oui, tu as raison, je fais encore référence à une nouvelle vague que nous trainons encore et encore comme une tradition indécrottable, et je me demande jusqu'à quand...Est-ce que la génération "Internet" va enfin briser cela et s'extirper de ce modèle ?

Pourquoi nos films ressemblent à des téléfilms ? Toujours les mêmes histoires, aucun soin pour l'image, aucun lyrisme, aucun film de genre, aucun film avec un sujet qui pourrait traverser les frontières ?

 

 

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Steeve François
il y a 16 minutes, Francis Frenkel a dit :

Pourquoi nos films ressemblent à des téléfilms ? Toujours les mêmes histoires, aucun soin pour l'image, aucun lyrisme, aucun film de genre, aucun film avec un sujet qui pourrait traverser les frontières ?

 

 

je crois qu'effectivement ya un manque d'ambition industrielle, (on peut critiquer les USA, mais ils se foutent de mettre de gros moyens puisqu'ils vont vendre leurs programmes), qui souvent reste dans l'hexagone et ça c'est un facteur limitant pour prospérer, puis il y a un rapport aux choses du commerce qui est très contrarié en France, et puis si tu veux vendre aux marchés anglo-saxons faut tourner en anglais (regarder des film sous-titrés c'est pas franchement la norme du spectateur américain)........ 

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Benjamin Laniesse

+1 pour le chauvinisme français. Je ne comprends même pas, à moins d'en tirer parti, comment on peut nier/relativiser les problèmes du cinéma français, de sa production, de sa qualité, du CNC...

Et évidement il a de bons film français, mais pour évaluer un problème, il faut le voir dans son intégralité, ça n'est pas les 5% de bons films qui posent problème, c'est le 95% qui restent. Après, peut etre que ces 5% sont tellement bon qu'on peut excuser les autres...

La nouvelle vague c'était il y a 50 ans et on continue à danser sur ses cendres en criant à l'exception culturelle française... On reste accroché un système qui ne marche pas, et pendant ce temps là en Corée, en Inde, ou dans les pays scandinaves, on invente, on se remet en question, on S'ADAPTE...

Le CNC par nature, comme toutes les institutions, ne peut pas se reformer, on ne scie pas la branche sur laquelle on est assis. C'est un copinage énorme, une chasse gardée, tout ceux qui y ont été confronté le savent. Et ce système favorise en effet la transformation des sociétés de prod en société comptables qui savent tirer parti de la moindre faille. Quand on est assis sur 700 millions d'euros, les charognards sont nombreux. 

Quand aux "américains", avec tous leurs défauts comment arrivent ils à produire un cinéma indépendant d'une si grande qualité ? 

Si 60% des films subventionnés sont vues par moins de 50 000 personnes, c'est des échecs, c'est tout. A moins en effet de considérer le public comme des chèvres incapable de reconnaitre le "beau". Mais ça c'est une autre question, comme celle "l'art subventionné", une expression qui m'a toujours beaucoup fait rire...

 

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Steeve François
il y a 35 minutes, Benjamin Laniesse a dit :

Et évidement il a de bons film français, mais pour évaluer un problème, il faut le voir dans son intégralité, ça n'est pas les 5% de bons films qui posent problème, c'est le 95% qui restent. Après, peut etre que ces 5% sont tellement bon qu'on peut excuser les autres...

 

moi je veux bien entendre ce type d'arguments mais faudrait peut-être également l'appliquer au cinéma américain qui produit tellement de daubes.

Et le cinéma indépendant Américain est moribond (c'est pas moi qui le dit ce sont les américains eux-mêmes).

A l'heure d'aujourd'hui le vrai lieu ou il y a de la qualité c'est avec les séries, vrai pourvoyeur de talents à tous les étages mais comme je le disais plus haut ils ont pour marché la moitié de la planète

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Benjamin Laniesse

Oui le cinéma américain produit des daubes mais ça fait renter de l'argent (quoi... j'ai dit un gros mot ?). Qui permet pourquoi pas ensuite d'investir dans une oeuvre qui sera économiquement plus risqué, mais qui a du mérite artistique. Le pragmatisme américain en somme : peu importe les moyens, ce qui compte c'est le résultat.  

Les problèmes de l'industrie cinématographique américaine dont tu parles sont surement réels, mais n'étant pas régit par une institution étatique (donc conservatrice), son industrie, son économie, s'adaptera, se transformera, parce que pas le choix. L'histoire de la vie en somme.  

On dit du système américain qu'il est inégale, qu'il favorise les forts, et c'est sans doute vrai. Mais je préfères encore ce paradigme à celui qui fait croire qu'en France on donne sa chance à tout le monde. C'est  faux, on est dans un pays de corporation, ou les réseaux sont fermés et profitent toujours au même (n'étant pas hors de ce système, j'en bénéficie à ma petite mesure aussi...). Mais quitte a avoir un critère de sélection, je préfères celui qui désignent les plus forts, les plus méritants, à celui qui favorise le copinage et la corporation. Mais je diverge... et diverge ça fait beaucoup. 

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Steeve François

tu dois avoir raison mais puisque les choses du marché semblent te parler d'avantage, il est remarquable de constater que le cinema français tant décrié se place derrière le cinema indien et américain soit env 1,5 milliards d'habitants.........c'est pas fort ça peut-être, sans parler de la diversité des programmes proposés.

il y a 28 minutes, Benjamin Laniesse a dit :

Mais je diverge... et diverge ça fait beaucoup

va dire ça à Weinstein :whistling: ,lui le mérite ça le connais:wacko:.

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Benjamin Laniesse
il y a 26 minutes, Steeve François a dit :

va dire ça à Weinstein :whistling: ,lui le mérite ça le connais:wacko:.

Weinstein est en effet un très grand producteur, couplé d'une belle enflure. Mais il a juste servi de catharsis. Comprenons nous bien, il mérite ce qui lui arrive, mais c'est l'arbre qui cache la foret. De tout temps les rapports de force ont provoqué ce genre de dérives et ça n'est pas près de changer. Mais encore une fois je divague ;)

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Max Roy

Tout ceci est navrant.... Et la création et l'esprit "De lard, pas dollar" dans tout ça?

Où se situe le message, la couleur et l'âme du message poétique?

Où plaçons nous notre expression, notre souffle artistique et notre, pas évidente, indépendance?

Reprenez vous les gars! On se penserait dans un conseil d'administration de la BNP... Sans roi mage pas d'image?

 

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Benjamin Laniesse

Navrant ? Là tu parles en ta qualité d’artiste. Ne l’étant pas moi même je te prie de pardonner ces réflexions bassement terre à terre :) 

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Max Roy

@ Benjamin  - Je ne voulais heurter personne!

Mais parfois ayant les nerfs à fleur de peau concernant les budgets, on peut parfois être énervé - C'était un de mes rares états de crise.

Sans rancune pour la remise en place:rolleyes:

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Benjamin Laniesse

@ Max 

Aucun problème. Je t’ai souvent lu et la tonalité de tes messages m’a toujours amusé.  J’assume le conseil d’administration, pour moi c’est pas dévalorisant :)  Et au final le plus rassurant c’est qu’on soit pas tous d’accord.

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    • Invité
      Par Invité
      Vu d' un premier coup d' oeil, la BPCC4K ressemble à un DSLR qui serait " orienté vidéo au maximum".

       
      Avec cette nouvelle caméra, BMD semble s' attaquer avant tout au marché des DSLR en offrant des caractéristiques uniques pour ce genre de produit, avec un prix défiant toute concurrence.
      Il y a la possibilité d' enregistrer les prises de vue sur un disque dur externe ( SSD)
      via un petit connecteur à la norme USB Type-C, par exemple.
      La présence d' un mini-XLR avec alimentation fantôme se fait aussi remarquer.
      Quant au capteur*, il est plus grand que la BPCC de 1ère génération, offre la même plage dynamique de 13 stops, mais à cette différence supplémentaire qu' il permet un enregistrement en basse lumière et ce jusqu' à 25600 ISO ( d' après BMD).
      A noter que la version complète de DaVinci Resolve est incluse lors de l' achat de cette caméra.
      Pour en savoir plus :
      https://www.blackmagicdesign.com/products/blackmagicpocketcinemacamera/techspecs/W-CIN-12
       
      Sans vouloir briser l' élan d' enthousiasme qu' a pu suscité BMD avec cette nouvelle caméra,
      il faut savoir tout en prenant en compte les forces et les faiblesses de la BPCC4K,
      que cette dernière offre beaucoup de promesses sur le papier qui restent malgré tout à vérifier en terrain réel.
      Il faut donc prendre du recul et attendre les premiers retours d' expérience de cette caméra,
      en espérant que BMD tienne ses délais concernant les livraisons.
      ( Le salon de l' IBC 2018 sera l' occasion pour BMD de montrer un produit fini tant sur le plan hardware que software)
       
      Donc pour ce qui est de la BPCC4K :

       
      ( *= infos ou intox, certains sites spécialisés indiquent que le capteur de la BPCC4K serait le même que celui du Panasonic GH5s.)
       
       
       
       
       
    • Eric Deschamps
      Par Eric Deschamps
      POUR 2018, L'ÉQUIPE DE   D I C K   L A U R E N T   VOUS PROPOSE SON NOUVEL APPEL À FILMS
      Welcome to... #9
      Festival du Film Court à Contraintes


      Réaliser un film (d'une durée maximum de 8 minutes) en intégrant les 3 contraintes suivantes :
      - S’inspirer du thème « Résistance »
      - Intégrer un plan débullé
      - Insérer le mot « Orange » ou « Mécanique »
       
      • date limite d’inscription : 22 avril 2018.
      • date limite d’envoi des films : 22 mai 2018.
      • Le Festival aura lieu le 22 juin 2018 à la maison Folie Wazemmes.
      Fiche d’inscription et règlement téléchargeables sur www.dicklaurent.eu
      Renseignements : infos.welcome@gmail.com
      http://www.dicklaurent.eu/wordpress/welcome-to-9/
      http://www.dicklaurent.eu/wordpress/
    • Bastien  Chilloux
      Par Bastien Chilloux
      Bonjour,
      Je cherche à élargir mon réseau en intégrant des équipes de tournages (cinéma ou audiovisuel) en tant qu'assistant caméra. Je suis situé sur Paris mais également très mobile.
      Vous trouverez mon CV en pièce jointe.
      N'hésitez pas à me contacter si vous souhaitez plus d'informations !
      Merci d'avance !
      Cordialement.
    • Bastien  Chilloux
      Par Bastien Chilloux
      Bonjour,
      Je cherche à élargir mon réseau en intégrant des équipes de tournages (cinéma ou audiovisuel) en tant qu'assistant caméra. Je suis situé sur Paris mais également très mobile.
      Vous trouverez mon CV en pièce jointe.
      N'hésitez pas à me contacter si vous souhaitez plus d'informations !
      Merci d'avance !
      Cordialement.

    • Invité
      Par Invité
      Tobe Hooper, le réalisateur du film d' horreur culte " Massacre à la tronçonneuse", s' est éteint hier.
      http://www.lepoint.fr/cinema/tobe-hooper-mort-d-un-maitre-du-cinema-d-horreur-27-08-2017-2152542_35.php

       
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