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Jean-Côme Bouden

Pellicule poussée et retenue

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Jean-Côme Bouden

Bonjour à tous,

J'ai quelques interrogations vis à vis du surdeveloppement et du sousdeveloppement d'une pellicule.

La plupart des amateurs y voient uniquement un moyen de changer de sensibilité, ce qui est certes vrai. Cependant, j'ai assisté à l'étalonnage des essais pellicules de Darius Khondji pour le prochain Woody Allen en juin chez LTC (étalonneur: Christian Dutac), et j'ai vu qu'il y avait fais des tests de sous développement et de sur développement. Il m'est apparu bizarre qu'une production professionnelle comme celle-ci ait besoin de faire des sous développement ou des sur développement pour des questions de sensibilités, alors qu'ils ont accès sans problème aux filtres et à une grande panoplie d'éclairage. De plus, j'ai lu depuis un document très intéressant sur la méthode d'exposition qu'est le "zone system".

Exposer pour les ombres, développer pour les hautes lumières.

Du coup, j'ai une interrogation, que j'aimerai voir validée ou erronée: L'intérêt d'un sur développement ou d'un sous développement n'est il pas plutôt :

• à la prise de vue, donner l'aspect souhaité aux ombres (denses en sous exposant, ou au contraire riches en détails en sur exposant), car les basses lumières ne sont quasi pas affectées par le développement

• au développement, de rattraper cette surexposition/sousexposition pour avoir des intermédiaires et des hautes lumières correctement exposé?

Je sais que pour certains ces questions seront peut être… un peu simples :rolleyes: Disons qu'en BTS audiovisuel, nous n'avons pas l'occasion de manipuler de pellicule, du coup je ne peux pas tout apprendre seul par internet sans avoir quelques questions !

Merci d'avance,

Jean-Côme

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Jean-Marie Delorme

bonjour

le sur et le sous développement d'une pellicule change l'aspect de la courbe caractéristique d'une émulsion.

tu modifies également la structure du grain.

ces réactions, en chaine, ont pour effet d'influer sur le rendu global de l'image :

plus ou moins contraste, saturé/désaturé, avec plus ou moins de grain.

Modifié par Jean-Marie Delorme

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Jean-Côme Bouden

bonjour

le sur et le sous développement d'une pellicule change l'aspect de la courbe caractéristique d'une émulsion.

tu modifies également la structure du grain.

ces réactions, en chaine, ont pour effet d'influer sur le rendu global de l'image :

plus ou moins contraste, saturé/désaturé, avec plus ou moins de grain.

Je suis bien évidemment d'accord avec toi, mais ma question est plutôt: est il possible de prévoir ces effets? C'est à dire qu'un sousdéveloppement baissera t'il le contraste, et donnera t'il moins de grain, et un surdéveloppement fera t'il l'inverse? Quel que soit l'émulsion, y aura t'il toujours la même incidence sur celle-ci lorsque je sous développe ou surdéveloppe?

Mon raisonnement dans mon premier post est il également juste?

Jean-Côme

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Matthieu Misiraca

Je n ai jamais essayé le sous développement mais le traitement poussé (ou sur- développement) souvent (+1 ou meme +2) car cela apporte une image intéressante: hausse du contraste et monté du grain. En tout cas il est rare que ce choix se fasse pour établir une sensibilité différentes, en tout cas ce n'est pas son but :)

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Jérôme Portheault

il ne peut pas y avoir de comparaison avec le zone système qui ne peut s appliquer qu en noir et blanc.

le sur et sous développement joue essentiellement sur le grain.

pour jouer avec le contraste il est plus aisé d utiliser le flashage ou le traitement ENR.

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Jean-Côme Bouden

il ne peut pas y avoir de comparaison avec le zone système qui ne peut s appliquer qu en noir et blanc.

le sur et sous développement joue essentiellement sur le grain.

pour jouer avec le contraste il est plus aisé d utiliser le flashage ou le traitement ENR.

Le zone systeme était uniquement pour citer une technique qui me faisait penser que l'on surdéveloppait/sousdéveloppait pour avoir le rendu des basses lumières que l'on souhaite (ce qui au final, modifie le contraste, et bien entendu la présence de grain).

D'ailleurs, elle n'est pas appliquée qu'au noir et blanc:

Dans votre livre, vous présentez un chapitre consacré au système des zones appliqué à la diapositive couleur. Le système a donc aussi une application en couleur ?

C'est vrai que le Zone System est habituellement plutôt associé à la photographie en noir et blanc qu'à la couleur. Toutefois de grands photographes américains utilisent actuellement un système des zones en photographie couleur. Et cela se voit sur le résultat ! Ansel Adams lui-même traduisait les luminances du sujet en zones pour certaines photographies qu'il réalisait en couleur. On peut notamment le vérifier dans son livre "Examples", à la page 120, à propos de l'image "Nevada falls". L'application à la couleur est, après tout, naturelle, la différence étant que les valeurs présentent une coloration en plus d'une densité. Toutefois, contrairement à l'application en noir et blanc, le photographe ne modifie généralement pas le développement du film, à cause de l'incidence sur le rendu coloré. C'est pourquoi je préfère alors utiliser l'expression système des zones simplifié.

Dans mon livre, je distingue deux étapes dans l'approche du Zone System.

- La première est l'interprétation des luminances du sujet en zones puis l'interprétation mentale de l'image en valeurs.

- La deuxième étape est l'intervention sur le développement du film pour affiner la création.

La première étape concerne aussi bien le film inversible couleur que le film négatif noir et blanc. Depuis une dizaine d'années, je photographie en diapositive couleur à l'aide d'une chambre grand format (4x5"). Le système des zones m'aide considérablement à maîtriser la création des images et aussi me permet d'éviter de gâcher du film avec des essais de temps de pose. L'image correspond à ce que j'ai désiré. "Bracketer" en diapositive couleur de grand format reviendrait cher ! Je voudrais ajouter que si j'ai décidé d'écrire ce livre c'est aussi pour développer cette application en couleur qui est presque toujours oubliée.

Source

Jc

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Jérôme Portheault
le photographe ne modifie généralement pas le développement du film, à cause de l'incidence sur le rendu coloré. C'est pourquoi je préfère alors utiliser l'expression système des zones simplifié.

sans modifier le temps de développement... ce n est plus du zone système... on peut juste définir des ton et des densité en dix cases...

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Jean-Côme Bouden

Disons que ce n'est plus le véritable zone systeme oui :whistling: Mais la méthode peut parfois aider comme il le dit à la fin.

Mais il y a donc tout de même un changement du contraste et du rendu des basses lumières en couleur? Ou bien ces changements n'apparaissent qu'en noir et blanc, et ainsi ces traitements ne servent qu'à modifier la présence du grain en couleur?

Je m'entête, mais je veux être sur d'avoir assimilé…

Modifié par Jean-Côme Bouden

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Frédérick Grosso

Disons que ce n'est plus le véritable zone systeme oui :whistling: Mais la méthode peut parfois aider comme il le dit à la fin.

Mais il y a donc tout de même un changement du contraste et du rendu des basses lumières en couleur? Ou bien ces changements n'apparaissent qu'en noir et blanc, et ainsi ces traitements ne servent qu'à modifier la présence du grain en couleur?

Je m'entête, mais je veux être sur d'avoir assimilé…

Oui, bien sûr qu'il y a changement du contraste en changeant (à la hausse ou à la basse) le temps de passage dans les différents bains. Le développement, selon sa durée (et donc son intensité), influe sur l'incurvation de la courbe du gamma, donc sur le contraste.

Le sous-développement (ou développement grain fin) a pour principales caractéristiques d'adoucir le gamma (et donc le contraste) et de réduire dans une certaine mesure la granularité. Cette pratique n'est plus tellement utilisée compte tenu des performances des émulsions modernes, type gamme Vision 3. Aujourd'hui, la 5219 a le grain de l'ancienne 5245 qui était réputée pour être la pellicule la plus fine jamais mise au point.

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Victor Chwalczynski

C'est à dire qu'un sousdéveloppement baissera t'il le contraste, et donnera t'il moins de grain, et un surdéveloppement fera t'il l'inverse? Quel que soit l'émulsion, y aura t'il toujours la même incidence sur celle-ci lorsque je sous développe ou surdéveloppe?

Mon raisonnement dans mon premier post est il également juste?

Jean-Côme

Bonsoir !

- Un développement grains fins radoucira le contraste de ton image et, comme son nom l'indique, réduira la granularité de ton émulsion. Baisse de la saturation vers des tons plus pastels.

- Le développement poussé augmente la sensibilité de la pelloch, augmente la granularité de l'image, et augmente le contraste.

Les effets ne sont pas inversement proportionnels entre un dev grains fins / poussé.

La surexposition de la pellicule permet de nourrir "plus" ton négatif, d'enregistrer plus d'informations. Surexposer réduit aussi le grain, sature légèrement les couleurs, notamment.

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