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Anthony Mille

Le dernier tournage en super 16 ?

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Anthony Mille

Bonjour tout le monde.

Je rassure tout de suite les curieux sur le titre de mon article : Ce ne sera pas le dernier film super 16 de l'histoire, loin de là, c'est juste le dernier en date !

Chose un peu plus sérieuse, je viens vous parler un peu de mon travail de ces derniers mois sur un long-métrage inspiré de la vie d'August Strindberg, célèbre dramaturge Suédois du XIXe siècle et son journal INFERNO écrit à Paris en 1896.

screenshot2c.jpg

Un tout petit budget pour ce long-métrage plus qu'ambitieux, une toute petite équipe (9 personnes) mais beaucoup d'énergie et de persévérance.

Nous avons tourné en Super 16 Fuji 250D la totalité du film avec deux caméras Aaton LTR54 de Kafard films avec mon zoom Cooke 10,4-52 pour les scènes de jour et les extérieurs, ainsi qu'un angénieux 16-44 pour tous les intérieurs nuit. J'ai dû utiliser un filtre LC2 pour décontraster les scènes de nuit, et adoucir les flammes de mes bougies et du coup je ne l'ai pas enlevé de la caméra de tout le tournage.

L'un des gros pari pour la photographie du film a été de tout tourner en lumière naturelle, ainsi que les intérieurs nuit qui sont uniquement tournés à la lumière de la bougie, sans aucun éclairage additionnel. Parfois pour rattraper un peu les visages, on mettait un bougeoir 5 branches sur pied de 1000 au lieu d'une luciole par exemple. On a fabriqué les bougies nous même pour y intégrer une deuxième mèche pour gagner en intensité, car les bougies double mèches chez Pyrofolies étaient hors budget. Etant donné que nous en avons grillé plus de 2000 sur un mois et demi de tournage.

screenshot11c.jpg

La seule source de lumière était un vieux HMI 1200w que j'utilisais pour la chambre de Strindberg ou le hall d'hôtel quand le ciel était couvert et que nous ne pouvions pas compter sur les hard soft pour rattrapper la lumière du soleil dans la chambre. Sinon, adapter la mise en scène à la lumière déjà existante dans le décor a été un vrai challenge et parti prit artistique très intéressant pour mon post de réalisateur/chef op.

screenshot18c.jpg

Les décors ont nécessité 9 mois de construction ce qui nous a permis de travailler de manière très précise en pré-production l'impact des matériaux utilisés sur les décors pour la photographie du film en collaboration avec la directrice artistique Brizit Pesquet. Cela surtout pour nous aider à modeler la manière dont la lumière allait se comporter dans le décor. Pour vous dire, on a dû faire des essais sur plus de 30 papiers peints différents avant de trouver celui qui allait nous correspondre pour la chambre et le hall d'hôtel. Le tout était de trouver un papier peint assez lumineux pour éclairer nos décors de nuit mais tout en restant terne et morne pour les scènes de jour, pour donner l'effet dramatique et étouffant de l'hôtel. Ces essais indispensables à la qualité artistique du film m'ont montré que souvent bon nombre de productions les sous-estiment, et on peut avoir du mal à faire comprendre aux productions l'importance de ceux-cis. Encore une fois, je ne parle que de mon expérience, mais j'encourage tout directeur photo à travailler de cette manière, même si la production ne veut pas assurer, il en est indispensable pour la qualité des films produits en France que cette cohésion entre chefs de post soit approfondie et aussi l'importance que peut apporter un directeur artistique sur un film, trop souvent négligé dans notre pays aussi pour souvent de mauvaises raisons : Orgueils réalisateurs, chef ops, chef décos ... Mais pour avoir travaillé un peu aux U.S, j'ai trouvé cette manière de travailler très saine et les rapports beaucoup plus fructueux et fluides que ce que je peux avoir l'habitude de faire en France, même si je trouve que ça évolue dans le bon sens depuis quelques années.

screenshot16c.jpg

Nous avons fait un TC 2K en DPX et le film est actuellement en montage à Kafard.

Pour avoir eu la chance de photographier plusieurs films cette année en numérique et D-cinéma, ça a été plutôt agréable de revenir un peu à la pelloche autant pour la manière de travailler que pour le résultat. J'avais plus du tout besoin de filtrer pour adoucir les visages, et ça c'est bon ! Je savais que je pouvais faire confiance à la douceur du super 16, de mon objectif et surtout des magnifiques carnations chairs que nous donnent les pellicules Fuji. Honnêtement difficilement comparable avec ce que je peux obtenir en numérique, c'est tout simplement très différent et ça ne raconte pas la même chose. En tous cas, pour ce film je pense que j'aurai eu beaucoup plus de difficultés à le tourner en numérique, car j'aurai sans cesse cherché à casser la définition, à obtenir du grain, à adoucir les peaux, bidouiller alors que grâce à la pellicule, j'avais juste à charger un magasin, et tourner de manière la plus naturelle possible car je savais que ce qu'il allait y avoir sur le film allait me satisfaire du premier coup. Cela me permettait du coup de me concentrer sur des questions d'avantage artistiques que techniques comme la composition du cadre, la direction de la lumière, l'intention et l'émotion que je voulais mettre dans une scène. De plus, quel plaisir de prendre une Aaton à l'épaule ! Ils appellaient ça "le chat sur l'épaule" je crois, ça fait vraiment du bien et les sensations sont très différentes et influencent vraiment ma manière de travailler le cadrage et la photographie. Je sous-estimais beaucoup l'ergonomie d'une caméra et sa prise en main au début de mon travail, mais le plus je suis amené à toucher des caméras, le plus celles-cis m'influencent dans la création. Ce ne sont pas seulement des outils mais des objets qui possèdent une philosophie d'utilisation, de pensée et du coup une ergonomie bien à elles. Avec la légèreté, la stabilité et le confort d'une super16 Aaton, je me suis permis des choses que je n'aurai pas pu faire avec l'Alexa par exemple et l'inverse est aussi vrai.

Pour répondre rapidement aux débats sur la mort de la pellicule, je ferais rapide en vous disant juste que j'ai des amis musiciens qui viennent de sortir leur dernier album qui sort à la fnac et la maison de disque a aussi distribué leur album dans le monde entier sur support vinyle. Et ce sera la même chose pour le cinéma, il y aura de moins en moins de films tournés en argentique, c'est évident mais les pellicules de ne vont pas disparaîtres. Les grosses productions vont évidemment s'en éloigner mais il y aura toujours des cinéastes qui auront envie de travailler sur film et qui le pourront. Ils seront une minorité certes, peut-être même des marginaux, je ne sais pas, mais en tous cas : Quelle époque merveilleuse d'avoir autant de choix pour créer ! Et il faut en profiter !

Question budget, juste pour vous donner une idée, si on avait voulu tourner en Alexa notre film Inferno, le budget alloué à l'image aurait été doublé par deux ! Les pellicules n'ont jamais été aussi accessibles, les labos se sont évidemment alignés aux nouveaux tarifs, et les caméras je ne vous le dit même pas ! Et avec la post-prod numérique, fini les inter-negatifs, tirages etc ...

Un peu de pub si vous voulez tourner vos films en super 16 ou louer un peu de matos : www.kafard16mm.fr

Bref, je vous invite à regarder la bande annonce et le site du film, vos questions seront les bienvenues, comme d'habitude, j'ai tant appris sur ce forum donc j'y contribue comme je peux !

Bande annonce : www.inferno-lefilm.com/ba

Site officiel : www.inferno-lefilm.com

Site Kafard : www.kafardfilms.fr

Production, réalisation, photographie : Paul-Anthony Mille

Production, scénario : Pierre Mille

Co-production : Julien Lomessy

Direction artistique, chef déco, costumes : Brizit Pesquet

Assistant réalisateur : Thibaut Louvrier

Ingénieur du son : Sylvain Teissier

Chef machiniste : Claude Bourdais

Assistant caméra : Hadrien Vedel

Maquillage : Julia Ristic

Décorateur : Simon Legros

Assistant décorateur : Dorian Caumont

Renfort éléctros : Adrien Chata, Benjamin Cataliotti, Raphaël Besson

Bien à vous.

Paul-Anthony

MILLE

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Jean-Marie Delorme

tres beau projet, l image a l'air superbe! et quel plaisir de travailler a l'epaule en S16! le kiff complet, plus qu en 35 etonnement

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Matthieu Misiraca

Merci Paul-Anthony bravo !

Une question ! le montage tu le fais sur quel support ? ,n pourrias tu nous joindre une frame de ton DPX afin de voir la qualité de l image :)

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José Gerel
Ces essais indispensables à la qualité artistique du film m'ont montré que souvent bon nombre de productions les sous-estiment, et on peut avoir du mal à faire comprendre aux productions l'importance de ceux-cis.

Tu prêches un convaincu ^_^.

Belle expérience et joli retour Anthony.

Belle philosophie et approche de notre travail.

Bravo pour tout ce beau travail.

Bien a toi.

José.

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Brice Ansel

Superbe travail, et longue vie au celluloid!

Chapeau bas!

B.

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Jean-Claude Flaccomio

Enorme sur le défi :woot: du début jusqu'au tournage !

(Cela me rappel que des bons souvenirs de tourner en super 16... y compris d'avoir les rushes bloqués au labo faute de fric pour les payer... une époque !)

Respect pour cette combativité et ces choix d'images et de lumières, la narration à l'air bien ouf aussi.

Tiens nous au courant de la post prod et l'avant première :goodjob:

jc

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Anthony Mille

Merci à tous, vos messages font bien plaisir.

Etant donné que cela fait deux ans et demi que je prépare ce film en écriture et production avec Brizit et mon père le scénariste et qui est aussi l'acteur qui joue Strindberg (Hé oui, c'est une vraie production familliale !)

Nous faisons le montage sur Final cut pro en apple pro res 4.4.4.4

Nos premiers tests d'etalonnages sur le pro res sont assez convainquants sachant qu'il n'y a pas beaucoup d'effets ou de parti pris à prendre à l'étalonnage. Ce sera donc un etalo plutôt basique, rien de méchant, on ne tirera pas le signal dans tous les sens, loin de là ! Uniquement pour homogeniser le film et contraster un peu les images.

Au début nous voulions faire l'etalonnage sur les DPX, on a pas encore prit la décision, tout depend de la machine qu'on aura, si on peut se contenter des pro res pour l'étalo, c'est peut-être pas plus mal, à voir ...

En tous cas, j'ai été évidemment très surpris parfois par la latitude au Télécinéma, je pensais parfois avoir des visages tout blanc quand ils allaient s'approcher des fenètres, mais la latitude de la 250D m'a beaucoup impressionné. Mon vieux 1200w HMI qui crachait comme un 4kw me disait mon chef electro était à moins de 2m de la fenètre (donc pas grand chose) et quand je faisais balader mes comédiens du fond de la pièce jusqu'au bord de la fenètre, à 2m du hmi, j'étais toujours bien exposé. Alors que je prenais des photos de temps en temps avec un reflex numérique DSLR pour me guider parfois dans l'exposition de mon film, et évidemment mes comédiens sur mes photos en raw avaient le visage cramé tout blanc ! Je n'ai pas fait de mesure exacte, mais je devais peut-être être à +4 ou +5 sur le visage et ça rendait nikel comme sur le screenshot ci-dessous : cam1.jpg

Ce qui m'a d'ailleurs beaucoup impressionné lors de mes essais de pellicules c'est que le la 250D se retrouvait à être aussi sensible que la 500T qui était prévue à la base dans la production. C'est comme si j'avais affaire à une pellicule inteligente qui s'adaptait à mon environnement pour m'offrir la meilleure image possible. Je vais essayer de poster des images de nos essais keylights pour vous montrer la différence entre la 250D la 400 et la 500 eterna. Je ne comprends toujours pas comment la 250D pouvait m'offrir une image aussi sensible que la 500 dans mes scènes éclairées à la bougie. Donc suite aux essais keylights, nous avons décidé d'utiliser 250D prévue à la base pour les exterieurs pour les interieurs nuits aussi.

Je vais faire tout mon possible pour mettre en ligne un frame DPX dans la semaine, il faut que je retourne sur le serveur de backup et que je trouve ça, car en DPX 1h de rush = 600go !!

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José Gerel

J'apprécie tes retours Anthony et ils me motivent a reposer sur la table de la prod, l'idée et l'envie de tourner en 35/2 perfs.

Au plaisir d'etre inviter a ta projo.

Bien a toi.

José.

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Cyril Bron

Super retour Anthony. Belle philosophie c'est vrai. 2 ans après ma dernière expérience en s16, ça me donne envie de m'y remettre.

Si tu as d'autre screenshot, et pourquoi pas une projo future ouverte aux collègues... ;)

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Anthony Mille

35 2perf est un support qui m'attire beaucoup aussi.

Voici quelques photos des coulisses du tournage. On est loin des grosses instalations avec 18kw sur nacelle, désolé pour les puristes ;)

L'exterieur du hall d'hôtel entierrement réaménage dans l'ancienne orangerie du domaine :

cam0.jpg

Strindberg sur un fauteuil dans le hall de l'hôtel avec en guise de keylight deux chandeliers :

cam1.jpg

Le début du film se passe en Suède, pour cela nous sommes partis tourner à Mouthe en Franche compté (village le plus froid de france). Nous étions 4 personnes comédien inclu, pour deux jours de tournage.

cam2.jpg

Pas besoin de plus compliqué pour un plan en douche en super16 ! (La Technocrane est restée dans le camion ce jour là B) )

cam3.jpg

Pour les travelings, rien de mieux qu'un suivi aux chandelles à côté de la caméra pour nous créer une lumière organique et vivante le long de notre mystérieux couloir d'hôtel.

cam4.jpg

cam5.jpg

Parfois nous avons attendu plusieurs jours pour avoir la lumière qui nous correspondait pour tourner certaines séquences.

cam6.jpg

Sur certaines scènes de nuit nottament, la fumée m'a permis de gagner 1diaph sur la caméra tellement celle-ci pouvait reflechir la lumière des bougies. A la base on l'avait prévue pour des raisons esthétiques, mais elle est vite devenue indispensable à la technique !

cam7.jpg

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José Gerel

Vraiment une belle approche de ton métier et de tes envies sur ce film Anthony.

Quel joli luxe que d'attendre la bonne lumière.

Et j'aime le principe de borgnioler pour travailler une partie du décor en négatif.

J'aime le principe de repartir d'un NOIR absolu ^_^.

Bravo jeune homme.

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Anthony Mille

Hello camarades. Belle année à tous, pleine de beaux projets et d'humilité sur ce forum.

Inferno sort en salle à partir de Mercredi 13 Janvier, donc profitez-en, les séances sont gratuites le Lundi et Mercredi à 20h au studio Galande 75005 Paris.

plus d'infos ici : http://www.inferno-lefilm.com
allociné : http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=243961.html

A bientôt, et au plaisir de vous y croiser.

P.A

posterfondperduweb.jpg

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Francis Frenkel

Passionnant, passionnant et si plaisant de lire toute cette joie et cette énergie !

Bravo !

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Arthur-Benoit Lambrecht

Salut Anthony,

Une petite question concernant le tournage avec le HMI, je crois que l'obturateur de la LTR54 est à 180°, du coup, comment as-tu fait pour éviter l'effet de flicker?

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Anthony Mille

La fréquence des hmi est synchro avec la vitesse des caméras, en tous cas à 180° aucun soucis. Parfois ça pouvait flicker un peu mais c'était dû à la tension, car on tirait trop de ligne de cable pour l'alimentation du hmi. On en a joué d'ailleurs, il y a des scènes "de tension" qu'on a décidé de faire flicker volontairement.

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Roger Canto
Il y a 3 heures, Anthony Mille a dit :

La fréquence des hmi est synchro avec la vitesse des caméras, en tous cas à 180° aucun soucis.

Je croyais qu'il fallait obligatoirement un obturateur à 172,8° pour éviter le flicker avec les HMI.

Il me semblait d'ailleurs que c'était pour cela que Jean-Pierre Beauviala avait choisi cet angle d'obturateur pour sa petite A-Minima.

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Anthony Mille

J'ai tourné plusieurs films avec les LTR54 en utilisant de vieux hmi ainsi que des desisti, ltm, arri et K5600, je n'ai jamais rencontré aucun soucis, je n'étais pas au courant d'un éventuel problème à ce sujet.

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Arthur-Benoit Lambrecht

Je pensais, comme Roger Canto, que c'était indispensable, mais bien content d'apprendre que ça fonctionne sans!

Quel est le modèle du HMI utilisé? Avais-tu un choix de lentilles?

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Matthieu Misiraca

Tout dépend si le ballast est selfique ou electronique ..

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Arthur-Benoit Lambrecht

Apparemment ça avait l'air d'être un vieux

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Hugo Bachelet

172,8° à 24fps correspond à un temps d'exposition de 1/50s.
Ce réglage d'angle servait à pouvoir tourner sans problème de flicker lors de l'utilisation de ballast non flicker-free.

Mais INFERNO a-t-il été tourné à 24 ou 25fps?

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Anthony Mille

Oui nous avons tourné à 24fps

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