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Jérôme Portheault

pétitions intermittents

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Jérôme Portheault

L’annonce, par la Ministre de la Culture, de la prochaine extension de la Convention Collective API a mis le feu aux poudres.

Depuis cette date, nombreux sont ceux qui expliquent, analysent et commentent notre secteur, nos métiers et nos spécificités.

Si les producteurs et les comédiens ont été largement entendus, si le meilleur et surtout le pire ont été exprimés, notre voix de techniciens et d’ouvriers du Cinéma, sans qui les films ne se feraient pas, n’a été ni entendue ni relayée.

Après une année 2012 qui a vu plus de 30% de la production cinématographique française se tourner à l’étranger (soit environ 100 films),

face à la cacophonie médiatique générale où tous les sujets sont abordés, mélangés et souvent dénaturés,

et en réponse à ceux qui voudraient diminuer nos salaires de 30 à 60 %,

nous lançons une pétition nationale afin que nos métiers, nos expériences et nos compétences soient entendus et reconnus, et que le rôle et les responsabilités de chacun soient respectés.

CHACUN SON METIER, CHACUN SES RESPONSABILITÉS :

Les producteurs assurent et assument le financement d’un film, c’est leur métier et leur responsabilité.

Les techniciens et ouvriers sont engagés par les producteurs, pour collaborer à la fabrication d’un film, non pas pour le financer.

En conséquence de quoi, les salaires des ouvriers et techniciens ne peuvent donc pas être la variable d’ajustement des budgets.

Nous, techniciens et ouvriers du Cinéma Français, demandons :

1°) Qu’une Convention Collective étendue, juste, réaliste et respectueuse de nos compétences et spécificités voit le jour au plus vite. Une grille de salaires minimums, juste et cohérente, devra y être annexée.

A défaut de mieux,et sous réserve que les différentes demandes émises par les associations professionnelles soient retenues, nous soutenons la Convention Collective API et demandons son extension dans le plus brefs délais.

2°) Que nos compétences et expériences professionnelles soient reconnues et validées par une carte professionnelle, ou tout autre système juste, cohérent et durable.

3°) Que tous les films considérés "d’initiative française" et bénéficiant des différents systèmes de soutien nationaux (CNC, chaines de télévisions, ...) soient fabriqués en France (préparation, tournage et post-production), ou avec des équipes françaises quand ils doivent être tournés à l’étranger.

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Michel Talaïa

Sur le point numéro 2, je ne suis pas du tout d'accord. L'abandon des cartes professionnelles pour les producteurs est une bonne chose. Elle permet d'ouvrir le métier aux nouveaux qui arrivent. Une institutionnalisation des cartes professionnelles ne ferait que fermer encore plus le système pour les nouveaux arrivants. On ne peux pas empêcher les jeunes de travailler sous prétexte de protéger les emplois de personnes déjà en place.

Modifié par Michel Talaïa
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Brice Ansel

L’annonce, par la Ministre de la Culture, de la prochaine extension de la Convention Collective API a mis le feu aux poudres.

Depuis cette date, nombreux sont ceux qui expliquent, analysent et commentent notre secteur, nos métiers et nos spécificités.

Si les producteurs et les comédiens ont été largement entendus, si le meilleur et surtout le pire ont été exprimés, notre voix de techniciens et d’ouvriers du Cinéma, sans qui les films ne se feraient pas, n’a été ni entendue ni relayée.

Après une année 2012 qui a vu plus de 30% de la production cinématographique française se tourner à l’étranger (soit environ 100 films),

face à la cacophonie médiatique générale où tous les sujets sont abordés, mélangés et souvent dénaturés,

et en réponse à ceux qui voudraient diminuer nos salaires de 30 à 60 %,

nous lançons une pétition nationale afin que nos métiers, nos expériences et nos compétences soient entendus et reconnus, et que le rôle et les responsabilités de chacun soient respectés.

CHACUN SON METIER, CHACUN SES RESPONSABILITÉS :

Les producteurs assurent et assument le financement d’un film, c’est leur métier et leur responsabilité.

Les techniciens et ouvriers sont engagés par les producteurs, pour collaborer à la fabrication d’un film, non pas pour le financer.

En conséquence de quoi, les salaires des ouvriers et techniciens ne peuvent donc pas être la variable d’ajustement des budgets.

Nous, techniciens et ouvriers du Cinéma Français, demandons :

1°) Qu’une Convention Collective étendue, juste, réaliste et respectueuse de nos compétences et spécificités voit le jour au plus vite. Une grille de salaires minimums, juste et cohérente, devra y être annexée.

A défaut de mieux,et sous réserve que les différentes demandes émises par les associations professionnelles soient retenues, nous soutenons la Convention Collective API et demandons son extension dans le plus brefs délais.

2°) Que nos compétences et expériences professionnelles soient reconnues et validées par une carte professionnelle, ou tout autre système juste, cohérent et durable.

3°) Que tous les films considérés "d’initiative française" et bénéficiant des différents systèmes de soutien nationaux (CNC, chaines de télévisions, ...) soient fabriqués en France (préparation, tournage et post-production), ou avec des équipes françaises quand ils doivent être tournés à l’étranger.

Je suis technicien et accessoirement intermittent du spectacle et je n'approuve pas ce message.

Cordialement

B.

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Jérôme Portheault

tu en as parfaitement le droit, je ne suis pas d'accord sur tout les points, mais l'idée de defendre une convention collective et un salaire minimum me semble important.

peux tu dire ce qui ne te convient pas ?

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Brice Ansel

Pardon Jérôme ma première intervention était un peu succinte.

Si je signais cette pétition, j'aurais l'impression de me tirer une balle dans le pied.

Ca n'engage que moi bien sure, mais c'est difficile d'ignorer ce que disent 95% des producteurs Français opposés à l'accord API.

Je rappel que l'Association des Producteurs Indépendants c'est; UGC Gaumont Pathé et MK2. (5% de la production Française)

Si j'ai bien compris, les seuils minimaux de rémunération des techniciens

prévu par le texte de l'API (si le texte est signé tel quel) mettrait hors la loi tous les films Français au budget inférieur à 4 millions d'euros.

La majorité des films Français n'excèdent pas les 4 millions de budget.

Je comprend bien qu'une grille des salaires est faite pour nous protéger; mais plutôt que de tous prêcher pour nos paroisses ou corps de métier en s'annihilant les producteurs, en les renvoyant à leur "responsabilités",

ne devrions nous pas au contraire entendre ce qu'ils hurlent depuis quelques semaines maintenant?

Personnellement quand le salaire ou le projet qu'on me propose ne me convient pas, je tourne mes talons de 180° et passe mon chemin, c'est aussi simple que cela.

Pour faire un film il faut avant tout être terriblement passioné et ce dans tout les corps de mêtier (producteurs inclu)

Alors ecoutons nous car cette renégociation de convention collective est bigrement importante.

J'ai le sentiment que l'API veut juste diviser pour mieux régner, niveler en bas, et au final récupérer tout le gâteau.

Et une fois qu'on aura plus que des films à gros budgets produit en France, le métier de producteur sera peut être en effet plus lucratif.

Et au final, rien ne les empêchera d'aller travailler dans d'autre pays d'Europe pour abaisser les coûtous.

Ce qui fait du point 3 de la pétition un voeux un peu vain et irréaliste.

L'Europe est une zone de libre èchange à l'intérieur de laquelle chaque citoyen est libre de circuler et travailler.

Je ne peux m'empêcher de conclure en paraphrasant Mr Truffaut dans la Nuit Americaine:

"Un tournage de film ça ressemble exactement au trajet d'une diligence au Far West. D'abord, on espère faire un bon voyage et puis, très vite, on en vient à se demander si on arrivera à destination."

Cordialement

B.

Modifié par Brice Ansel

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Kristin Stewart

Le jour où les intermittents réaliseront que leur statut est mort, cela fera mal ;-) Il ne leur reste plus que les pétitions, et à part eux, personne ne les signera.

Combat d'arrière-garde, la guerre est finie depuis belle lurette, et le cinéma français n'a qu'à continuer à l'ignorer, de toutes façons qui va encore voir des films français en salle ?

Kristin

Modifié par Kristin Stewart

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Jérôme Portheault

ça c'est du point de vue... moi je vais encore voir des films français au cinema... tu devrais y aller aussi, ça peut t'aider à réfléchir et à éviter de voir les choses par le petit bout de la lorgnette...

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Jérôme Portheault

Personnellement quand le salaire ou le projet qu'on me propose ne me convient pas, je tourne mes talons de 180° et passe mon chemin, c'est aussi simple que cela.

Pour faire un film il faut avant tout être terriblement passioné et ce dans tout les corps de mêtier (producteurs inclu)

je suis plutôt d'accord avec toi...à quelques détails... pour pouvoir tourner les talons, il faut en plus de l'envie, du courage, les moyens financier de le faire... car pour vivre il faut gagner de l'argent, la passion nourrit que l'esprit...

alors peut être ( et ce n'est pas une accusation) que tu as les moyens financiers de dire non, mais on fait quoi pour les autres ? chacun pour soi et dieu pour tous ?

pour les films à moins de 4 millions d euros, le devis mediant ( 50% au dessus et en dessous) est à 3,99 millions en 2010 et 3,73 en 2011 ( source CNC)

je n arrive pas à trouver les chiffres de la part salaires technicien sur un budget.... mais je pense que ça peut etre intéressant d'avoir une idée.

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Brice Ansel

Jérôme,

a chaque fois que je tourne mes talons de 180° ça me fait mal au fesses mais je suis sure que je gagne le respect des employeurs malveillants.


Je pense que mon sens éthique est plus fort que tout, quitte à manger des féculents pendant un moi au moins je suis tranquille avec ma conscience.

Nourrir son esprit est un bon point de départ pour une existence plus épanouie.

Maintenant ayant dit ça, en 13 ans de télé j'ai vue dans certains cas, mes piges divisés par deux!

C'est triste à dire mais nos métiers sont en voie de paupérisation il faut vivre avec.


Ce qui fera la différence au final c'est ton expérience et ton savoir faire, ça personne ne peut te le prendre.

Cordialement

B.

Ps En ce qui concerne la part salaires technicien sur un budget il me semble être tombé sur ces chiffres, faut que je les retrouve.

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Jean-Baptiste Jay

La part salaire est aux maximum de 20% du budget total sur un film ,plus le budget est important moins la masse salariale technique est importante .

Apres considérer que mettre un salaire en participation est une solution ,c'est un peu comme si tu demandais a ton boulanger de payer la moitié du prix de la baguette et de lui payer le reste quand tu considère que t'as assez d'argent (mon boulanger est un artiste ) ,d'ailleurs pourquoi pas faire ça avec les loyers ou le reste .C'est franchement n'importe quoi .

Les recettes CNC sont passes de 400 millions d'euros a 800 millions en presque 8 ans (mais c'est vrai nous sommes en crise !! ) ,un rapport de la cour des comptes constate que les producteurs qui sont dans le cursus d'aide automatique ont le taux de faillite le plus faibe de l'industrie française et que la part de risque producteur en fond propre est en moyenne de 10 a 15% sur un film .

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Brice Ansel

Jean-Baptiste,

je ne voudrais pas paraître irrespectueux, mais je trouve l'allégorie du boulanger un peu moisie.

Heureusement pour notre cher artisant boulanger, le coût de fabrication de son pain est en deçà des 4 millions d'Euros.

En ce qui concerne la part plus importante des recettes du CNC cela était due à la taxe payé par les operateurs téléphoniques qui propose un service triple play à leur clients.

Aujourd'hui c'est fini et le CNC devra faire sans.

Et je ne parle pas de la ponction de cette année du gouvernement Herrault sur le budget du ministère de la culture.

Au lieu de montrer du doigt les autres corps de métier en les accusant d'être les responsables d'une bérézina à venir,

les représentants syndicaux feraient mieux de se réunir autour d'une table pour que tout le monde y trouve son compte.

Attention de ne pas scier la branche sur laquelle nous sommes tous assis.

Cordialement

B.

Modifié par Brice Ansel

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Jean-Baptiste Jay

Bon et bien pour etre plus clair ,ce que proposent les producteurs est une grande première dans le monde du travail qui plus est dans un secteur industriel aidé (voir tres aidé ) .

La part des recettes CNC c'est aussi le pourcentage sur le ticket d'entrée ,quand a l'offre triple play je pourrais te répondre que le précèdent gouvernement comme celui ci souhaite plafonner les recettes CNC pour reinjecter de l'argent dans le budget de l'état (ils l'on d'ailleurs deja fait) et de toute façon les chiffres n'ont cesses d'augmenter pour le cinema Français ,je te renvois au bilan CNC de l'année .

Et si scier la branche sur laquelle je suis assis c'est considérer que mon travail a une valeur ,et bien que te dire ,je ne vis pas d'amour et d'eau fraiche .

je pense etre assez grand sans qu'on me l'impose pour faire des efforts sur un film quand je considère que c'est c'est justifie .Apres chacun fait comme il le souhaite .

Et pour l'instant ceux qui montrent du doigt une corporation ,c'est plutôt une partie des producteurs qui ne cessent par media interpose de crier que cette convention va les tuer (cite moi un article dans un grand media ou des techniciens on eu seulement un droit de réponse ) donc faudrait quand même pas renverser la situation .

Tu dis que 95% des producteurs ne sont pas d'accords ,oui mais 95% des syndicats de techniciens du cinema eux sont ok pour une extension ,plus le ministère de la culture,plus un syndicat de producteurs .

De toute façon cette pétition concerne les techniciens du cinema ,les gens sont libre de la signer ou pas ,et l'on verra bien ou cela nous mènera .

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Brice Ansel

Tu dis que 95% des producteurs ne sont pas d'accords ,oui mais 95% des syndicats de techniciens du cinema eux sont ok pour une extension ,plus le ministère de la culture,plus un syndicat de producteurs .

Et c'est bien ça que je trouve inquiétant.

Que les differentes corporations n'arrivent pas à trouver un terrain d'entente.

Pour l'instant c'est un peu chapelles contre chapelles tout de même.

C'est sure on va en produire un paquet de films avec les membres du syndicat de l'API.

Que la grande lessive continue alors.

Et bonne continuation.

Cordialement

B.

Ps: Et je te rassure je ne vis pas non plus d'amour et d'eau fraiche, mais si je trouve comment y arriver je ne manquerais pas de le partager.

Modifié par Brice Ansel

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Jean-Baptiste Jay

Brice t'as complètement le droit d'avoir une opinion différente . :yes:

Là ça fait quand même 6 ans de négociations pour cette convention .

Je te renvois a lecture de la position de l'ADC (l'association des décos) qui a redigé la petition .

http://www.adcine.co...-du-Bureau-de-l

cordialement .

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Régis Prosper

Je trouve que ce débat devrait s'élargir pour s'attaquer aux vrais problèmes:

- qui plombent les comptes du CNC: financement de salons inutiles, subventions sur instissements pour des boites de loc qui font 10 % de bénef net après impots et autres bizareries...

- qui plombent le statut d'intermitent qui devrait être restreint.....aux intermitents.

déjà, ça dégagerait du financement.

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Bérenger Brillante

Je vais me faire détester, mais ...

Rapport au subventions, il y a aussi pas mal de boites de prods qui demandent des "faux" devis afin de gonfler le prix d'un film et de ne pas investir eux-même dans le film. Belle preuve de confiance en le projet. une petite vérification des relevés de comptes serait pas mal. Regarder les factures ca ne suffit pas.

Perso, des boites comme ca, ca m'énerve. Elles me font bosser, mais ca m'énerve.

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Brice Ansel

Aujourd'hui les producteurs qui peuvent mettre de l'argent propre sur un projet se comptent sur les doigts d'une main,

et encore une main qui a pas beaucoup de doigts.

Pour revenir sur ce que disait Jean Baptiste au sujet des ponctions gouvernemental sur le budget du CNC,

Le gouvernement Ayrault a ponctioné 150 millions d'Euros cette année.

Frederic Miterrand avait lui prélevè 50 millions.

Sur ce,

Jean Baptiste tu as raison 6 ans de négociation c'est long.

Cordialement

B.

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