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Roger Canto

Qui a inventé le cinéma ?

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Roger Canto

Qui a inventé le cinéma ?


En acceptant une certaine simplification, on peut dire qu’il y a deux réponses à cette question : l’une française, l’autre américaine.
Hélas, les deux réponses sont inexactes, ni Louis Lumière, ni Thomas Edison ne peuvent prétendre à cette paternité.
En France, on fête l’anniversaire de la naissance du cinéma le 28 décembre 1895 en souvenir de la célèbre séance donnée par les Frères Lumière au Grand Café, boulevard des Capucines, à Paris.
Comme le kinétoscope commença à être exploité plus d’un an avant, en avril 1894, les américains considèrent que le vrai inventeur est Edison… Cela ne peut pas être admis, disent les français, parce que le cinéma implique la projection, ce que l’appareil d’Edison ne permettait pas.
Même si on accepte cet argument, les français se trompent aussi, car la séance du Grand Café n’était pas la première. Elle avait été précédée par deux autres, au moins :
- La projection d’images animées effectuée par Jean Le Roy, le 22 février 1895, à Clayton (New Jersey).
- La projection de Max von Skladanovsky, avec son « Bioscop », le 1er novembre 1895, à Berlin.

Et si le cinéma était encore plus ancien ?...On en est pratiquement certain désormais, car les premiers films connus ont été tournés et projetés par le français Louis Aimé Augustin Le Prince, en 1888.

Né à Metz en 1842, Le Prince s’intéresse très tôt à la photographie animée et en particulier aux travaux réalisés par Muybridge sur les instantanés d’un cheval au galop.
En 1881, il se rend aux Etats-Unis pour affaires, mais poursuit ses recherches pour capter le mouvement. Dès 1886, il fait breveter à Washington une caméra capable d’enregistrer les mouvements grâce à 16 objectifs. Puis il se rend en Angleterre en 1887 et se lance dans la construction d’une nouvelle caméra à un seul objectif.
Le 11 janvier 1888, une demande de brevets est enregistrée à Londres.
Des fragments de ses premiers films sont conservés au Musée des Sciences. L’un d’entre eux présente l’intérêt de confirmer la date limite avant laquelle il a du être réalisé, car on peut y voir la belle-mère de Le Prince qui est décédée le 28 octobre 1888.
Ce film a donc été tourné avant octobre 1888… C’est peut-être Le Prince le vrai père du cinéma.

En 1889 la femme et les enfants de Le Prince partent pour les Etats-Unis, tandis qu’il retarde son départ pour perfectionner sa caméra, afin d’emporter un appareil parfaitement au point.
Avant de quitter l’Europe, il décide de passer voir la famille et les amis qu’il laissait en France… Monsieur et Madame Wilson, ses voisins, l’accompagnèrent, puis le quittèrent le vendredi 13 septembre à Bourges. Ils partaient pour Paris, Le Prince pour Dijon, où vivait son frère, avant de rejoindre les Wilson avec qui il avait rendez-vous le lundi 16 à la gare du Nord, à Paris.
Au jour dit, les Wilson l’attendirent en vain. Pas de Le Prince… Restés sans nouvelles ils alertèrent la police.

Le frère confirma que Le Prince était bien monté dans le train en partance pour Paris le 16 septembre.
Une enquête minutieuse, avec recherches dans le train et le long de la voie ferrée n’apporta aucun résultat. Augustin Le Prince, le père du Cinéma, avait disparu comme s’il n’avait jamais existé. On n’a jamais su ni comment, ni pourquoi… plus d’un siècle plus tard, le mystère demeure.

 

La disparition inexpliquée de Louis Aimé Augustin Le Prince a donné naissance à toutes sortes d’hypothèses, plus ou moins farfelues.
Pourtant, aussi bien Scotland Yard que la Police française, ne se privèrent pas de multiplier les enquêtes et de vérifier toutes les pistes…

Celle d’un accident, l’une des premières à être envisagée, semble à exclure. Même si Le Prince était tombé par la portière et si son corps avait roulé dans quelque endroit inaccessible, ses bagages ne seraient pas partis avec lui.

Une agression ? Le Prince, qui mesurait un mètre quatre-vingt-dix, était de taille à se défendre, de plus personne n’a rien remarqué dans le train qui le transportait.

Un enlèvement ? Hypothèse peu crédible. Quels en auraient été les motifs ? Le Prince ne gênait aucun concurrent.

Dans son ouvrage « Les origines du cinématographe » de 1928, Georges Potonniée avance une autre hypothèse sur la disparition de l’inventeur. Il cite les propos du petit-fils du frère de Le Prince, qui a été le dernier à le voir vivant : « Louis Aimé Augustin Le Prince s’est suicidé, affirme-t-il, car il était au seuil de la faillite. Mon grand-père, ajoute-t-il, était convaincu que son frère s’était supprimé, qu’il avait préparé sa disparition de telle sorte que son corps ne soit jamais retrouvé ».
Jacques Deslandes a repris cette hypothèse dans son « histoire comparée du cinéma », parue en 1966.

Cependant cette hypothèse ne tient pas la route, à tel point que Potonniée lui-même a été amené à écrire, en 1931, dans le Bulletin de l’Association des ingénieurs et techniciens du cinéma : « Depuis quarante ans, malgré les enquêtes entreprises, le mystère est demeuré impénétrable. Un silence absolu et définitif s’est fait sur Le Prince.
L’hypothèse du suicide ne peut pas être prise en compte, parce qu’il aimait tendrement sa femme et ses enfants, et contrairement à ce qu’affirma son frère, ses affaires étaient prospères. De plus, ses inventions, qui lui tenaient à cœur, réclamaient sa présence en Angleterre. Il n’avait donc aucune raison de disparaître ».

Curieusement, Jacques Deslandes continuait à affirmer, en 1966, que sa disparition était volontaire et qu’elle était causée par des raisons d’ordre financier et des convenances familiales.
Raisons d’ordre financier ? Il a été prouvé qu’elles étaient fausses.
Convenances familiales ? Que veut-il dire par là ? Pierre Gras, Conservateur en chef de la Bibliothèque publique de Dijon, montra en 1977 à Léo Sauvage une note prise lors de la venue d’un historien connu (il ne donne pas son nom) qui avait déclaré : « Le Prince est mort à Chicago en 1898, disparition exigée par sa famille pour cause d’homosexualité ». Il est bien évident qu’il n’y a pas l’ombre d’une preuve à l’appui d’une telle assertion.

Que conclure, sinon que peut-être les spécialistes de l’histoire du cinéma n’ont pas poussé leurs investigations assez loin.
En 1967, Jean Mitry, dans son « Histoire du cinéma », a été le premier à avancer une hypothèse plausible. Il s’est demandé si Le Prince avait bien pris le train à Dijon, le 16 septembre, pour se rendre à Paris.
S’il avait vraiment eu l’intention de disparaître, quelle qu’en fut la raison, il aurait procédé autrement… à Bourges, il aurait quitté ses amis en feignant de partir pour Dijon, puis il se serait perdu dans la nature. Il aurait pu aussi aller à Bordeaux ou à Marseille, s’y embarquer sur un paquebot et ne plus jamais donner signe de vie. Or, Le Prince est bien allé à Dijon, a rendu visite à son frère, qui a confirmé l’avoir vu.
Mais curieusement, on n’a trouvé personne qui l’ait aperçu dans le train, ou à la gare.
Le petit-fils du frère d’Augustin Le Prince affirme que ce dernier était convaincu que son frère voulait se supprimer et même qu’il avait préparé son suicide. S’il en était ainsi, pourquoi n’a-t-il rien fait pour l’empêcher de réaliser son funeste projet ? Pourquoi n’a-t-il pas avertit la police à temps ?
Le témoignage qu’il a apporté plus tard n’avait-il pas pour but d’égarer les recherches en faisant en sorte qu’elles commencent à la gare et non pas dans la maison où Le Prince avait séjourné ?
Jean Mitry formule donc son hypothèse ainsi : En dépit des apparences, Le Prince n’a jamais pris le train à Dijon pour Paris : il a été enlevé ou supprimé pour de sordides questions d’intérêt.
Un autre historien du cinéma, Léo Sauvage, reprend un peu plus tard cette hypothèse encore plus clairement : ce ne sont pas les apparences qui sont trompeuses, mais les informations et les informateurs, ce qui nous permet d’imaginer dans quel cadre sinistre le drame a pu se dérouler.

D'après la revue polonaise Kino (novembre-décembre 1989)


Roger CANTO

 

 

 

LE PRINCE.jpg

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Max Roy

Qui le premier à présenté le premier kinetoscope et bien avant: ... le folioscope!

Ne serait ce pas lui le pionnier du futur cinéma?

En tout cas chapeau pour cet article hors des "clous" !

Merci Roger!

Modifié par Max Roy

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Roger Canto

Non, si on considère que le cinéma nécessite la projection sur un écran, visible par plusieurs personnes.

 

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Max Roy

Dans l' excellent livre de M. Bardèche et R. Brasillach (sulfureux mais toujours d'actualité! que je possède dans la première édition de la bibliothèque du regretté Charles Pathé...Hé oui!) Il est cité que c'est Emile Reynaud qui prit un brevet pour son "praxinoscope" et qui mit au point le système de perforation de la pellicule! Mais ses animations étaient issues de peintures; ce n'est que dix ans plus tard que  DÉMÉNY inventa le "chronophotographe"  après les essais de Muybridge...Et les tentatives d' Edison aux US

Donc ce M. Leprince fut un contemporain ...toute invention est ubiquitaire...

Je photographiais récemment dans un musée un objet décrit hasardement comme un hameçon d'une tribu indienne du nord...Celui ci me paraissant trop décoré et sculpté j'avançais gaillardement l' hypothèse d'un porte poisson ou autre objet cultuel (?). Intrigué et de retour chez moi je me mis à enquêter sur cet objet curieux et improbable ...Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que ce véritable hameçon à flétan en bois et os  était "toujours d'actualité" chez certains Eskimaux et de plus utilisé de façon à peine différente à l'autre bout du monde en Afrique et en Océanie!!!

Comme quoi...!

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Simon Wyss

Les contributions des pionniers français étaient sans doute primordiales. Il sagit de la perforation, de la détermination de la fréquence dimages nécessaire pour une résolution suffisante des mouvements, de quelques mécanismes dentraînement de la bande très pratiques et pour grande vitesse, des boucles libres dans la pellicule, du magasin amovible à un corps caméra et la déflexion de la lumière par la hauteur de limage dans la visée reflex. Les noms respectifs sont Reynaud, Marey, Démény, Carpentier, Noguès, Lauste, Coutant et Mathot.

Les contributions anglaises sont la Parkésine (Parkes) comme précurseur du Celluloïd, la perforatrice à goupilles darrêt (Williamson), le procédé duplex une bande (Green-Prestwich), larrangement des magasins des deux côtés dune caméra (Newman), les contre-griffes (Newman) et le format 1" avec image 3 sur 4 entre huit trous et écart longitudinal 0.1875" entre les trous (Dickson, Écossais).

Les contributions allemandes sont le procédé duplex deux bandes (Skladanowsky), le mécanisme à croix de Malte avec volant sur l’arbre cheville (Messter), l’arc entre charbons surchargés dit haute intension (Beck), la pellicule couleurs multicouches (Fischer).

Les contributions américaines seront l’invention du Celluloïd (Hyatt) et de la pellicule photographique (Goodwin). Plus tard le système à imbibition trichrome Technicolor. L’anamorphose à lentille cylindrique pour Cinémascope dérive du Français Chrétien.

 

Le Prince prend vraiment une place particulière. Il est tout à fait possible qu’il avait fait construire à ses mécaniciens, nous savons de Longley à Leeds et d’un autre à Paris, des mécanismes que personne ne connait. Quand on étudie ce qu’il a laissé, notamment la caméra de 1888, on trouve des biais, j’ose dire qu’il a complexifié des choses en fonction de dissimulation du vrai. Pourquoi le bâti a-t-il quatre pieds au lieu d’un trépied? Pourquoi fait-il passer la bande de bas en haut? Pourquoi est-ce que l’arbre de l’obturateur est de l’autre côté de la fenêtre d’impression quand c’est pas necessaire? Surtout: pourquoi est-ce qu’il n’emploie pas la perforation après qu’il en parlait dans le brevet de 1886? Vous comprenez peut-être ce que je veux dire, Louis Le Prince est possiblement disparu avec de la technique plus développée, soit dans la valise, soit dans la tête. Il y a la piste pour un homme de son apparition aux États-Unis, un étranger mystérieux à Chicago. Terry Ramsaye dans son livre A Million and One Nights, 1926:

5607f4a5674f4_Ramsaye_p._305.thumb.jpg.6

Traduction: Maintenant [en 1896] se passa un événement très curieux. Une personne la plus mystérieuse, un homme denvirons cinquante-cinq ou soixante ans dage, parlant un anglais rudimentaire avec un fort accent français, apparaissa à latelier des Unions Model Works à Chicago avec une demande étrange. Il avait en main une petite pièce de quelque sorte dappareil. Il voula avoir cela dupliqué. Il noffra pas dexplications, donna pas de nom et garda une atmosphère de discrétion profonde. Le travail fût confié au mécanicien le plus expert de lusine, un André Schustek. Schustek examina la pièce, en faisa un dessin et la dupliqua. Ensuite, jour après jour, le Français mystérieux apparaissa, prenant avec soi une pièce et laissant une autre à la duplication. Chaque fois Schustek dessina la pièce. Entretemps le modeleur apprena que le Français était dune sorte en connexion avec la présentation de lappareil projecteur Lumière au théâtre Schiller. Comme Schustek étudia ses dessins il tira la conclusion que lappareil étant en train dêtre dupliqué pièce à pièce est un Cinématographe Lumière destiné au double but de la prise de vues et de leur projection.

Si on départ de 1841 (voir note 4), lannée de naissance de Le Prince, le déduit de 1896, on arrive à 55.

Modifié par Simon Wyss
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Roger Canto

Les causes de la disparition de Louis Aimé Augustin Leprince n'ayant jamais été connues de façon certaine, il y a eu différentes hypothèses,

certaines farfelues et d'autres tout à fait crédibles.

Pour en savoir davantage, voici les principales informations dont nous disposons actuellement :

http://1895.revues.org/110
 

D'autre part, je ne suis pas d'accord avec Simon Wyss lorsqu'il écrit :

"Les contributions américaines seront l’invention du Celluloïd (Hyatt) et de la pellicule photographique (Goodwin). Plus tard le système à imbibition trichrome Technicolor. L’anamorphose à lentille cylindrique pour Cinémascope dérive du Français Chrétien".

L'invention de l'anamorphoseur à lentille n'est pas américaine, mais française.

C'est le Professeur Henri Chrétien qui a mis au point l'anamorphoseur appelé Hypergonar... Pour s'en convaincre, il suffit de taper Henri Chrétien dans Google.

Vers la fin du texte on peut lice ceci :

En 1926 Chrétien invente un objectif anamorphoseur baptisé « Hypergonar », il obtient pour cette invention le prix Valz de l’Académie des Sciences en 1931.

En 1952, les représentants de la 20th Century Fox le rencontrent afin d'exploiter son objectif anamorphoseur. Ils en achètent les droits et La Tunique, le premier film tourné en CinemaScope, procédé directement issu de l'invention d'Henri Chrétien, sort en 1953. Chrétien reçoit un Oscar pour son invention lors de la 26e cérémonie des Oscars en 1954[1],[2] et présentera au festival de Cannes de la même année un hypergonar adapté à une caméra aquatique pour le film Tempête sur la mer.

hcretien-x.thumb.jpg.0f31b63d8f81286df3b                 skouras-chretien.thumb.jpg.163e5a087a0b8

Prof. Henri Chrétien demonstrates his bent glass.    20th Century-Fox president Spyros Skouras in Paris with Chrétien.

 

 

 

 

 

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Simon Wyss

Mais cest ce que je dis, lanamorphose à lentille cylindrique dérive du Français Chrétien, français alors.

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Roger Canto

Nous sommes donc d'accord... Cela n'était pas très clair dans vos derniers propos... Si le celluloïd, la pellicule photographique et le principe du Technicolor sont bien d'origine américaine, l'anamorphoseur à lentilles cylindriques du CinémaScope, mis au point par le Professeur Henri Chrétien, est bien français.

 

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    • Invité
      Par Invité
      Vu d' un premier coup d' oeil, la BPCC4K ressemble à un DSLR qui serait " orienté vidéo au maximum".

       
      Avec cette nouvelle caméra, BMD semble s' attaquer avant tout au marché des DSLR en offrant des caractéristiques uniques pour ce genre de produit, avec un prix défiant toute concurrence.
      Il y a la possibilité d' enregistrer les prises de vue sur un disque dur externe ( SSD)
      via un petit connecteur à la norme USB Type-C, par exemple.
      La présence d' un mini-XLR avec alimentation fantôme se fait aussi remarquer.
      Quant au capteur*, il est plus grand que la BPCC de 1ère génération, offre la même plage dynamique de 13 stops, mais à cette différence supplémentaire qu' il permet un enregistrement en basse lumière et ce jusqu' à 25600 ISO ( d' après BMD).
      A noter que la version complète de DaVinci Resolve est incluse lors de l' achat de cette caméra.
      Pour en savoir plus :
      https://www.blackmagicdesign.com/products/blackmagicpocketcinemacamera/techspecs/W-CIN-12
       
      Sans vouloir briser l' élan d' enthousiasme qu' a pu suscité BMD avec cette nouvelle caméra,
      il faut savoir tout en prenant en compte les forces et les faiblesses de la BPCC4K,
      que cette dernière offre beaucoup de promesses sur le papier qui restent malgré tout à vérifier en terrain réel.
      Il faut donc prendre du recul et attendre les premiers retours d' expérience de cette caméra,
      en espérant que BMD tienne ses délais concernant les livraisons.
      ( Le salon de l' IBC 2018 sera l' occasion pour BMD de montrer un produit fini tant sur le plan hardware que software)
       
      Donc pour ce qui est de la BPCC4K :

       
      ( *= infos ou intox, certains sites spécialisés indiquent que le capteur de la BPCC4K serait le même que celui du Panasonic GH5s.)
       
       
       
       
       
    • Eric Deschamps
      Par Eric Deschamps
      POUR 2018, L'ÉQUIPE DE   D I C K   L A U R E N T   VOUS PROPOSE SON NOUVEL APPEL À FILMS
      Welcome to... #9
      Festival du Film Court à Contraintes


      Réaliser un film (d'une durée maximum de 8 minutes) en intégrant les 3 contraintes suivantes :
      - S’inspirer du thème « Résistance »
      - Intégrer un plan débullé
      - Insérer le mot « Orange » ou « Mécanique »
       
      • date limite d’inscription : 22 avril 2018.
      • date limite d’envoi des films : 22 mai 2018.
      • Le Festival aura lieu le 22 juin 2018 à la maison Folie Wazemmes.
      Fiche d’inscription et règlement téléchargeables sur www.dicklaurent.eu
      Renseignements : infos.welcome@gmail.com
      http://www.dicklaurent.eu/wordpress/welcome-to-9/
      http://www.dicklaurent.eu/wordpress/
    • Invité
      Par Invité
      Un article intéressant passé inaperçu... enfin presque.
      Pour celles et ceux qui ne l' ont pas lu en voici quelques extraits :
      " [...] Des producteurs qui ne prennent aucun risque financier, pour produire des films qui ne seront vus que par une poignée de spectateurs et qui ne seront jamais rentables... [...]
      il existait déjà une poignée d'études critiques -certaines restées secrètes- qui avaient pointé les travers du système [...]
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      De fait, ils ne courent aucun risque financier, l’aide publique venant en lieu et place du capital". [...]
      Résultat: le producteur "voit dans la très grande majorité des cas le film financé en intégralité avant sa sortie en salles".[...]
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      l'Inspection des finances puis la Cour des comptes ont démontré que la grande majorité des subventions est constituée d'argent public. Ces aides peuvent représenter jusqu'à 60% du budget d'un film. [...]"
      http://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/financement-cinema-francais-verites-derangent-415996.html
       
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      http://lebonsalon.com/sondage-subventions-cinema-francais/
       
      "[...] Cinéma français : 90 % des films ne sont pas rentables[...]
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      http://www.lefigaro.fr/cinema/2014/01/08/03002-20140108ARTFIG00429-90-des-films-francais-ne-sont-pas-rentables.php
       
      "[...] Nous savons bien qu’en écrivant ces lignes nous nous aliénons par définition tous ceux qui vivent du système ou y participent indirectement par leur complaisance.[...]
      Les films français sont aujourd’hui presque tous produits grâce à un préfinancement à 100% des frais.[...]
      Mutualisation des pertes et privatisation des bénéfices…
      cela rappelle précisément ce que l’on a beaucoup reproché aux banques au plus fort de la crise financière ! [...]
      La déconnexion quasi-totale d’avec le marché favorise des formes nombrilistes d’art, un fonctionnement autarcique et auto-référentiel. [...]
      Les pouvoirs publics, de façon générale, doivent cesser de justifier par « l’exception culturelle »
      ce qui n’est au fond qu’une abdication face à des lobbies défendant leurs rentes. [...]"
      https://www.contrepoints.org/2016/05/13/238706-soutien-public-au-cinema-francais-lanalyse-interdite
       
      La question est de savoir s' il s' agit là de la partie émergée de l'iceberg, car en effet selon toute vraisemblance il y a comme qui dirait un petit groupe de producteurs, mais aussi d' autres intervenants, somme toute un petit groupe de " copains", qui connaissent tellement bien les rouages du système qu' ils savent comment passer au travers et en abuser en toute tranquilité.
      Ou bien s' agit-il en fait d' un " Cinéma Français" artistiquement à bout de souffle qui est formaté et qui ne se réinvente plus; et qui doit son seul salut à l' argent publique.
       
      Voici quelques réactions prises sur des sites comme Allocine ainsi que sur certains forums ( certaines sont hilarantes mais aussi éloquentes) :
      " aujourd'hui on est incapable de faire autre chose que des huis clots minimalistes, des drames sociaux à se tirer une balle tellement c'est ennuyant, des comédies grasses qui coutent tellement cher que ça en devient suspect…. Donc soyons sérieux deux secondes. Ce pays n'a aucune ambition visuelle, aucune ambition pour faire rêver les gens qui vont voir ses films.
      Ce système marche à coup de subventions d'argent public qui leur permettent de dire : "Vous ne voulez pas de ce film ?… Ben vous avez quand même payé pour qu'il se fasse. On ne vous a pas demandé votre avis, mais vous l'aurez quand même." ( Clem L17)
       
      " Ou sont les thriller, en France, quand on fait un film policier, l’enquête n'est pas importante, ce qui compte c'est de montrer un flic alcoolo, dépressif, divorcé et qui pleure dans son apart." ( tueurnain)
       
      " On fait des films de m... mais pas grave on est payé quand même.Ca permet d'avoir uen belle vie. Il suffit de connaître l'astuce.La fameuse exception culturelle est une pompe à fric..Une commissaire europêenne il y a 3 mois à commencé à dire que cela devait s'arrêter en parlant de ce qu'elle considère comme un abus." ( Gaspard D)
       
      " Cinéma français : 90 % des films sont nuls à chier." ( peripheryk)
       
      " Est-ce que vraiment un film mérite plus de subventions que le kebab du coin ?" ( Vrulth)
       
       
       
       
       
    • Bastien  Chilloux
      Par Bastien Chilloux
      Bonjour,
      Je cherche à élargir mon réseau en intégrant des équipes de tournages (cinéma ou audiovisuel) en tant qu'assistant caméra. Je suis situé sur Paris mais également très mobile.
      Vous trouverez mon CV en pièce jointe.
      N'hésitez pas à me contacter si vous souhaitez plus d'informations !
      Merci d'avance !
      Cordialement.
    • Bastien  Chilloux
      Par Bastien Chilloux
      Bonjour,
      Je cherche à élargir mon réseau en intégrant des équipes de tournages (cinéma ou audiovisuel) en tant qu'assistant caméra. Je suis situé sur Paris mais également très mobile.
      Vous trouverez mon CV en pièce jointe.
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      Merci d'avance !
      Cordialement.

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