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Roger Canto

Les jeunes années du septième art

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Roger Canto

 


Les jeunes années du septième art  (1).




Que de chemin parcouru entre ces deux machines…


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Certes, des procédés d’enregistrement et de reproduction d’images animées existaient déjà avant la mise au point du «cinématographe» par Louis Lumière, mais aucun ne permettait la projection sur un écran.
Il y a bien eu cette "affaire Leprince" avant la séance du 28 décembre 1895 dans le sous-sol du Grand Café, mais la disparition mystérieuse de l’inventeur ne permit pas de le considérer officiellement comme le père du septième art .

 


Louis Lumière


Après plusieurs tentatives infructueuses et grâce au dépannage de la machine à coudre d’une des ouvrières de son usine, Louis Lumière imagina d’utiliser le procédé qui assure le mouvement de l’aiguille pour faire avancer le film d’une manière saccadée.
C’est la came excentrique de Trézel qui fut utilisée dans le premier appareil de prise de vue baptisé «cinématographe», lequel servait aussi à la projection en lui adjoignant une lanterne.


Voici la reproduction du brevet allemand qui fut déposé :


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On remarque que la forme de la came a évolué : d’abord ronde, elle devint ensuite triangulaire. (elle se présente encore ainsi dans la majorité des caméras modernes).


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Document Jean Vivié

 


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Le cinématographe adapté à la projection

 

 




Georges Méliès



Lors de la première projection publique, à peine la lumière revenue, une voix se fit entendre dans le Salon Indien du sous sol du Grand café :


- J’achète !
C’était celle de Mélies, illusionniste et propriétaire du théâtre Robert Houdin, qui se précipita alors vers Antoine Lumière, père d’Auguste et Louis, qu’il connaissait bien.
- Je ne vends pas ! répondit Antoine.
- Mille francs …
- Non !
- Tu n’es pas sérieux… Allez, combien, dis un chiffre, Lumière !
- Tu n’es pas assez riche, mon petit…
- Reste poli, Antoine !


Marchand, le directeur des Folies Bergères, écarta alors Méliès de façon dédaigneuse et dit en s’adressant à Antoine :
- Dix mille francs… Les Folies, que vous connaissez bien, Monsieur Lumière, l’appelleront « Intermède Lumière », juste après la Danse des sept voiles et avant le French Cancan !

Méliès :
- Trente mille francs !

Marchand :
- Cinquante mille !

après un nouveau refus d’Antoine, il ajouta alors :
- Tu sais que tu me déçois énormément, Antoine… Je te croyais intelligent ! Dur en affaires, mais intelligent et je te découvre assez aveugle pour négliger tes intérêts commerciaux les plus immédiats !

Antoine :
- Comprends-moi bien : je vends un spectacle, pas une machine !
C’est comme si à toi on demandait d’acheter seulement les décors de ton théâtre… Que dirais-tu, Méliès ?


- Je dirais, je dirais…Au fait, Lumière, qu’est-ce que tu vas mettre sur ton drap ? C’est bien, les bébés qui mangent, les tramways qui tremblotent, les pompiers qui pompent, mais tu verras, bientôt il faudra autre chose ! Et qui c’est ce jour là qui aura besoin des idées de Méliès ? Qui c’est aujourd’hui qui fait le malin et qui, demain, viendra à genoux me demander de l’aider ? Sais-tu ce que je lui dirai à l’ami Antoine, ce jour là ? Ce sera non, non et non…

Devant le refus d’Antoine Lumière de lui vendre sa caméra, Méliès décida d’en fabriquer une lui-même qu’il baptisa «*kinematograph*».
Il se lança alors dans la production de films fantasmagoriques pour lesquels il inventa de nombreux trucages, dont certains sont encore utilisés aujourd’hui.
On comprend bien pourquoi Paul Gilson écrivit de lui, en 1960 :
« Sans doute, avant lui, le premier train venait-il d’arriver en gare, le bateau de pèche était-il sorti sans accident par temps lourd et l’arroseur s’était-il arrosé déjà sur l’écran du Grand Café ? Jules Marey, les frères Lumière avaient tour à tour donné le mouvement. Mais Georges Méliès le premier délivra les fées.

 

 

 

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La caméra Kinématographe de Méliès

 

 


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Le kinematograph Méliès spécialement conçu pour le projection



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La caméra "kinematograph" en 1912 (une évolution est déjà perceptible)





Charles Pathé



Après Méliès, le créateur de rêves, c’est surtout Charles Pathé, qui fit évoluer techniquement le cinéma.
Après avoir vendu des phonographes, puis des Kinétoscopes Edison dans son magasin situé au 72 cours de Vincennes à Paris, il rencontra Joly, un jeune ingénieur qui désirait lui acheter du matériel pour l’exploiter dans des foires. Très vite Pathé décela chez lui une âme d’inventeur et il accepta de lui prêter 4000 francs pour construire une caméra de son invention.
Par la suite, il fit appel à Victor Continsouza et à son mécanicien Duval pour transformer totalement le matériel.
Sans aucune modestie, il a d’ailleurs affirmé :
"Je n’ai pas inventé le cinéma, mais je l’ai industrialisé. Avant «Pathé Frères», le cinéma offrait surtout et n’offrait guère que l’intérêt d’un problème résolu. Avec nous, il est appelé à devenir une activité formidable, intéressant à son sort des centaines de millions d’êtres humains et brassant des milliards de francs par an…"


Pas très modeste, certes, mais parfaitement exact.

Avec le concours de ses techniciens, Pathé mit au point de nouvelles caméras comme ce modèle datant de 1908 :


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Caméra Pathé 1908 (gravure d'époque)



Il perfectionna aussi les projecteurs en adoptant l’entraînement par croix de malte, encore utilisé de nos jours dans les projecteurs de salle.


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Un débiteur denté est entraîné par quart de tours par la croix de Malte déplacée par l’ergot solidaire de l’axe moteur.
En 35 mm le débiteur possède 16 dents, ce qui correspond à quatre images. L’ergot fait un tour par image, soit 1440 tours par minute à 24 images/sec.
Entre chaque quart de tour, la croix de Malte est maintenue stable par un plateau circulaire.
Cela permet une bien meilleure stabilité que les systèmes à griffes tout en diminuant considérablement l’usure des perforations.


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Chrono Pathé 35 mm (marqué Continsouza)


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L'un des premiers projecteurs Pathé 35 mm à croix de Malte


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Projecteur Pathé 35 mm destiné à l'enseignement (1920)


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Projecteur double poste pour la projection en salle


Contrairement à ce qui s’est fait par le suite (avant l’arrivée des dérouleurs), la cabine de projection n’était pas équipée de deux projecteurs fonctionnant en alternance, mais d’un seul projecteur muni de deux chronos et d’une seule lanterne que l’on basculait derrière l’un ou l’autre à chaque changement de bobine.


Parallèlement à le mise en route de son industrie, Charles Pathé songea aussi à nommer un Directeur de production pour s’occuper de la réalisation de tous ses films et c’est ainsi que Ferdinand Zecca entra au service de « Pathé Frères ».
L’empire Pathé prenait de plus en plus d’ampleur : construction de caméras et projecteurs pour les professionnels et les amateurs, fabrication de pellicule, développement et tirage, réalisation et distribution de films de tous genres, etc…


En 1904, Pathé ne vend plus ses films, mais les loue… C’est l’amorce d’une nouvelle activité commerciale qui s’appellera plus tard « la distribution ».


En 1905, le laboratoire Pathé de Vincennes développe 10.000 mètres de film par jour.
L’année suivante, les nouvelles usines de développement, de tirage et de coloriage par procédé « Pathécolor » atteignent 40.000 mètres par jour.


En 1910, 80.000 mètres de film traités sortiront du laboratoire Pathé de Joinville-le-Pont.


Dès 1904-1905, Charles Pathé demande à Continsouza de concevoir et de construire les premières tireuses et développeuses automatiques pour son nouveau laboratoire de Joinville.

Pendant ce temps, les caméras Pathé deviennent rapidement universelles.
Simples et pratiques, elles peuvent dérouler une bobine de 120 mètres logée dans un boîtier extérieur.
C’est une caméra Pathé améliorée, type «Duval» modifié, qui donna naissance en 1913 à la caméra Prévost, dite «Pathé Américaine», que fut tourné «Naissance d’une nation» en 1915 et «Intolérance» en 1916.


Dès 1912, Charles Pathé inventa un nouveau format réduit : le 28 mm.
...ainsi que le projecteur Pathé Kok, adapté à ce format.
Cet appareil, parfois surnommé « la machine à coudre » était capable de produire son propre courant électrique, grâce à une dynamo actionnée par la même manivelle que celle qui entraînait le film…


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Le projecteur Pathé Kok



Pour les «tourneurs» qui assuraient les projections dans les campagnes dépourvues de salles de cinéma, Charles Pathé mit au point le célèbre projecteur Pathé Rural qui fonctionnait avec du film 17,5 (obtenu à partir de bandes 35 mm coupées en deux)


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Le Pathé Rural


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Le film 17,5



Le format 17,5 fut interdit, dès 1939, par l’occupation allemande et les copies furent détruites.

Il ne resta plus qu’à faire appel au 16 mm pour le remplacer.



C’est également Charles Pathé qui eut l’idée dès 1922 de découper trois bandes de 9,5 mm de largeur dans de la pellicule 35 mm, afin d’obtenir un format réduit destiné aux amateurs et dans la foulée il proposa une caméra 9,5 mm d’abord à manivelle, puis entraînée par un moteur à ressort.
Le 9,5 mm fut le premier format réduit (avant le 16 mm, puis le 8 mm et le super-8).


J'ai fait mes premières armes avec ce format et une motocaméra Pathé.


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La première caméra 9,5 Pathé à manivelle



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Le moteur à ressort adaptable à la caméra à manivelle

 



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La motocaméra Pathé


Lumière, Méliès, Pathé… de grands noms sans qui le cinéma ne serait pas ce qu’il est.
Mais d’autres apportèrent aussi leur science et leur talent à ce septième art qui nous est si cher… Nous les rencontreront prochainement.




Roger CANTO

 

 

 

 

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Roger Canto

Les jeunes années du septième art (suite)

La première partie a relaté les travaux des Frères Lumière, de Georges Méliès et de Charles Pathé.

D’autres précurseurs ont aussi consacré leur vie à ce qui devait devenir par la suite le septième art.


Léon Gaumont


Né le 10 mai 1864 d’un père cocher et d’une mère femme de ménage (on ne disait pas encore «*technicienne de surface*»), il fut obligé de gagner sa vie dès l’âge de 16 ans à la suite des difficultés financières de sa famille. Intéressé par les sciences, il suivit les cours du soir des «*sociétés populaires*» et se fit engager à l’observatoire du Trocadéro où il se fit remarquer par son directeur qui le recommanda à Jules Carpentier, un constructeur d’appareils optiques. (grand-père du futur producteur de télévision Gilbert Carpentier).
Il fonda une société en 1895 : la «*L.Gaumont et Compagnie*», dont le but était de fabriquer et de vendre du matériel cinématographique. C’est à cette époque qu’il choisit la marguerite comme emblème, en souvenir du prénom de sa mère.
Avec la collaboration de Demeny et de Revaux, il construisit en 1896 un appareil servant à la prise de vue et à la projection : «*le Chronophotographe*».
Cet appareil utilisait le principe de la came battante que Demeny avait proposé en vain à Lumière.
Les premiers appareils de ce type fonctionnaient avec une pellicule de 60 mm.



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Ce format, qui ne permettait que la projection des films produits par Gaumont, fut remplacé en 1897 par un nouveau modèle acceptant les films de 35 mm.


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En 1900, Léon Gaumont s’attaqua au format réduit en proposant son «*Chrono de poche*» qui utilisait une pellicule de 15 mm à perforation centrale, mais il n’en vendit que très peu car le marché amateur n’existait pas encore.



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Deux modèles étaient proposés : l’un à manivelle et le second muni d’un moteur à ressort.



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Léon Gaumont s’intéressa aussi à la synchronisation des images et des sons. Dès 1902, il mit au point une caméra couplée avec un enregistreur sur disque : le «*Chronophone*».
Une série de petits films appelés «*phonoscènes*» fut alors réalisée avec cet ensemble et présentée à la Société Française de Photographie en 1903.

 

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Il mit au point aussi un procédé de prise de vue en couleurs ; Le Chronochrome.


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Il fabriqua aussi un petit appareil appelé «*chef d’orchestre*» qu’il fit breveter en 1906 et qui permettait à l’opérateur projectionniste de maintenir le synchronisme en ralentissant ou en accélérant la vitesse du projecteur.

En 1909, Léon Gaumont décida d’abandonner la came battante de Demeny, qui n’était pas assez fiable, pour la remplacer par un entraînement à griffes dans les caméras et à croix de Malte pour les projecteurs.

La firme à la marguerite étant alors à son apogée (fabrication de matériel, usines de développement et de tirage, atelier de coloriage), il ne lui restait plus qu’à développer le dernier maillon : celui de l’exploitation.
Léon Gaumont s‘organisa alors pour monter un réseau de salles de projection et décida d‘acheter l‘hippodrome de la place Clichy pour en faire un véritable palais du cinéma, de 5000 places : le Gaumont-Palace, inauguré le 11 octobre 1911.




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En 1913, Léon Gaumont fit mettre au point par L.R. Decaux et Ch. Lemoine une caméra permettant la prise de vue en couleurs.
D’abord bichrome, puis trichrome, cette caméra a permis de filmer le défilé de
la victoire en juillet 1919.
Ce procédé, appelé «*chronochrome*», ne pouvant être exploité que dans des salles spécialement équipées, a été abandonné en 1921.




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Après de multiples travaux sur l’enregistrement sonore (Cinéphone, puis procédé Gaumont-Petersen-Poulsen), la société Gaumont abandonna les recherches techniques et ne se consacra plus qu’à la production de films qui se continue encore de nos jours.

 

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André Debrie



Encore un pionnier dont le nom est étroitement lié à l’histoire du cinéma.
Célèbre fabricant de caméras, projecteurs, tireuses et développeuses encore en service dans les laboratoires.

En 1891, le père d’André, Joseph Debrie travaillait dans une petite entreprise de chaudronnerie, spécialisée dans la fabrication de machines à découper et perforer la tôle.
Un jour, son patron lui dit :
- Il y a un fou, un nommé Reulos, qui veut ouvrir une salle de cinéma.

Comme à cette époque les films loués aux exploitants de salles n’avaient pas de perforations car les projecteurs n’étaient pas encore normalisés, Reulos demanda au patron de Joseph Debrie de lui fabriquer une machine à perforer les films.
Joseph en a mis au point une qui a fait l’admiration de Mélies. Devant la demande qui devenait de plus en plus importante, Joseph quitta l’entreprise où il travaillait et fonda sa propre société.
André, contrairement à son père était un intellectuel (Il a préparé Centrale et Polytechnique). Très vite il mit ses connaissances au service de l’entreprise de son père.
Bien avant qu’il reprenne la direction de la maison, en 1919, il inventa et développa tout le merveilleux matériel qui fit la gloire de l’industrie cinématographique française dans le monde entier.

Après avoir mis au point la première machine à tirer les films, en 1902, il a conçu une caméra qui a été vendue pendant 50 ans en France et à l’étranger : la Parvo




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La Debrie Parvo


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Elle fut équipée d’un moteur électrique en 1930.




En 1911, André Debrie construisit, pour le procédé anglais KINEMACOLOR, un projecteur faisant défiler le film à 32 images/sec avec un obturateur passant successivement un filtre vert et un filtre rouge.


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Ce projecteur KINEMACOLOR comportait un mécanisme à batteur qui fut repris en 1928 pour le premier appareil portatif 35 mm : le JACKY.



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En 1933, André Debrie lanca la «*Super-Parvo*» 300 mètres, insonore


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En 1935, à la demande des frères Lumière, il mit au point un appareil de prise de vue pour films en relief (à défilement horizontal, comme les caméras Vistavision).

1950, une nouvelle machine permettant le réduction optique du 35 vers le 16 mm avec impression simultanée des sous-titres.

1951, sortie d’une nouvelle développeuse à chargement automatique type DVC, qu’André Debrie baptise «*l’Aiglonne*».

1953, à la demande de la télévision, construction d’un projecteur 16 mm double bande.

1954, sortie du célèbre projecteur 16 mm, type MB 15, qui fut vendu dans le monde entier.




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1960, Fabrication d’une caméra VistaVision qui pour le première fois avait une reprise vidéo par tube Vidicon noir et blanc.

1962, Sortie de la SINMOR, caméra de reportage 16 mm, auto silencieuse, qui permettait l’enregistrement du son sur une piste magnétique couchée sur la pellicule.

1964, encore une nouvelle caméra 16 mm de reportage, la CX 16, fonctionnant sur batterie.

1965, sortie d’une développeuse compacte pour films couleurs.

 

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Roger CANTO

 

 

 

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Simon Wyss

Debrie, non pas encore complètement decouvert

R. & R. ou Raleigh & Robert, fondé à Paris en 1901 par lAnglais Charles Raleigh et l’Allemand Robert Isidor Schwobthaler, diffusaient des films de voyage, des actualités et des sujets dinstruction généraux. Ils produisaient aussi quelques propres bandes. La plus importante est Du Cap au Caire de 1906-07. Raleigh, cameraman, ne se contentant du matériel sur le marché, prend contact avec le père Debrie et lui commande la construction d’une camera peu encombrante et légère pour un safari en Afrique.

Joseph Jules confie l’étude à son fils André. Celui, habitué de fouiller des catalogues, se retire dans les bibliothèques et trouve une toute nouvelle caméra qui l’inspire. C’est le dernier cri de la maison Newman & Guardia, Londres, mis sur le marché entre 1903 et 1906 (recherches durantes), le concept de deux magasins latérales et une vrille mise dans la pellicule pour lier les plans. L’axe optique se trouve dans le plan du magasin enrouleur, la pellicule peut donc marcher en ligne étroite du couloir au magasin. La Gillon sera de façon à peu près similaire plus tard.

André Debrie comprend que Newman ignore une chose importante. Pendant que Newman propose un dispositif à prisme qui permet de régler l’objectif du côté gauche, le prisme écarté avant l’exposition, Debrie réarrange les éléments en symétrie. Il introduit deux vrilles dans la pellicule et gagne ligne libre le long de la caméra. Ainsi on peut observer l’image produite sur le film comme le faisaient les opérateurs des Lumière. Une loupe-bonnette complète l’affaire. Il dénomme sa construction le Parvus. Eric Lange raconte que par suite d’erreur à l’imprimerie le nom est devenu le Parvo. Un des tout premiers exemplaires est vendu à l’Américain Norman O. Dawn en 1907. Dawn retourne à la Californie printemps 1907. Debrie execute quelques changements à la caméra, écrit le demande de brevet et peut commercialiser son produit dès 1908. Au contraire du Brevet Français il n’y a pas de moteur à ressort dans la base mais seul la manivelle sur la droite. Plus de 6000 exemplaires du Parvo ont été vendus.

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Roger Canto

Une petite précision supplémentaire à ce que Simon a écrit sur l'origine de la Parvo :

Avant de porter le nom de PARVO, suite à une erreur d'impression, cette petite caméra avait était appelée PARVUS (qui signifie "petit" en Latin) à cause de sa très petite taille...  Elle ne mesurait, en effet, que 26 cm de long, sur 14 cm de large et 19 cm de haut, ce qui était très petit pour une caméra 35 mm.

 

 

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    • Quentin Bourdin
      Par Quentin Bourdin
      Bonjour à tous,
      Je suis étudiant à Louis Lumière et je tenais à vous informer sur les conditions de projection des images que nous pouvons produire dans certaines salles parisiennes et d'Ile-de-France.
      La photo ci-jointe a été prise aujourd'hui dans la Salle 12 de l'UGC La Défense. Cela fait 3 mois que je leur ai signalé le problème et qu'ils continuent de diffuser des films avec un projecteur défaillant (oui le problème est dû au projecteur pas à l'écran) et que le problème empire de jour en jour. Je suis donc attristé pour Yves Angelo, Christophe Beaucarne et Philippe Guilbert ainsi que leurs étalonneurs respectifs dont les films sont dénaturés par cette piètre projection et continuent de l'être.
      Je leur ai reporté 3 fois le problème, la première fois ils m'ont dit qu'ils allaient tout mettre en oeuvre pour le réparer, la seconde fois un mois plus tard en me rétorquant qu'étant un spécialiste de l'image je ne voyais pas comme tout le monde et qu'ils n'allaient pas changer leur projecteur juste pour moi. La troisième fois aujourd'hui, me disant qu'ils étaient conscients du problème, qu'ils savaient que leur projecteur était défaillant, qu'ils attendaient la pièce mais qu'ils continuaient à projeter des films dans cette salle.
      Plus largement par rapport au traitement des images qu'ils donnent à voir j'ai fait de nombreuses mesures dans d'autres salles, qui ne sont pas du tout aux normes dans les salles UGC dès que l'écran n'est pas métallisé (pour info les écrans métallisés argentés seront illégal à partir du 3 Mai 2017 - le CNC ayant laissé un délai de 5 ans pour que les cinémas changent leurs écrans). Pour rappel la norme est de 48 cd/m² et la tolérance est entre 38 et 58 cd/m², mes mesures ont été faites au moyen d'un spotmètre vérifié sur une source étalon  :
      UGC Ciné Cité La Défense :
      - Salle 03 : 12 cd/m² (20/10/2016) (22/01/2017)
      - Salle 06 : 32 cd/m² (18/01/2017)  -> écran métalisé
      - Salle 07 : 14 cd/m² (13/11/2016), 18 cd/m² (18/12/2016)
      - Salle 08 : 17 cd/m² (31/10/2016), (11/11/2016) et (09/01/2017)
        Lampe qui flicke
      - Salle 09 : 36 cd/m² (31/10/2016) 48 cd/m² (18/12/2016) -> écran métalisé
      - Salle 10 : 18 cd/m² (31/10/2016)
      - Salle 12 : 20 cd/m² (28/10/2016) (22/01/2017)
        Partie gauche de l'écran Jaune dans les hautes lumières (et de pire en pire).
      - Salle 13 : 54 cd/m² -> écran métalisé. (09/01/2017)
        Projection trop piquée en Scope (Mauvaise Confo Cadre)
      - Salle 14 : 16 cd/m² (06/11/2016)
      - Salle 16 : 51 cd/m² (29/12/2016) -> écran métalisé
      UGC Ciné Cité Les Halles :
      - Salle 01 : 40 cd/m² (01/11/2016) -> écran métalisé
      - Salle 35 : 24 cd/m² (07/11/2016)
      UGC George V :
      - Salle 08 : Frange Verte dans les blancs (01/10/2016)
      Cinéma des Cinéastes :
      - Salle 03 : 33 cd/m² (03/01/2017)
      Forum des Images :
      - Salle 300 : 36 cd/m² (05/01/2017)
      Cinémathèque :
      - Salle Langlois : 47 cd/m² (04/11/2016)
      Le Grand Action :
      Salle 1 : 44 cd/m² (06/11/2017)
      Cinémas Indépendants Parisiens :
      Max Linder : 47 cd/m² (01/12/2016)
      l'Etoile St Germain : 50 cd/m² (06/12/2016)
      J'ai contacté le service client UGC plusieurs fois qui m'ont dit avoir fait un audit technique, et me promettent de régler tous les problèmes d'ici fin Janvier 2017 (à voir...). Ils refusent tous remboursements de projections qui ne sont pas dans les normes de luminosité ou de me laisser discuter avec leur directeur technique. De plus ils refusent d'admettre que leurs salles ne respectent pas les normes ISO, AFNOR, CNC et CST.
      J'ai contacté la personne en charge du contrôle des salles au CNC qui m'a dis qu'ils ne contrôlaient que 10 salles par an et se concentraient désormais plus que sur les salles Paris intra-muros.
      J'ai contacté la personne en charge du contrôle des salles à la CST. Je n'ai pas eu de réponses, mais dans tous les cas le marché du contrôle des salles est laissé à des sociétés privées.
      De mon côté j'ai fait tout ce qui était dans ma mesure pour essayer de modifier les choses avec au final très peu de réussites puisque les problèmes persistent et me heurte en tant qu'étudiant à ne pas pouvoir m'adresser aux personnes compétentes. Je me tourne désormais vers vous amis techniciens pour faire pression à votre échelle, sur les mauvaises conditions de projection qui subsistent dans nos salles pour que les problèmes soient réglés et que les mentalités changent. 
      Je vous invite également à prendre vos spotmètres, et à vous aussi faire des mesures dans les salles sur les blancs max et peut-être que les choses évolueront...
      Pour finir je citerai Philippe Brelot :  "Je sais chacun convaincu par cette idée simple : si tant de techniciens et d’artistes consacrent autant d’énergie à améliorer la qualité de leur photographie, de leur lumière, de leurs décors... Si tant de personnes mettent tant de soin à rechercher la perfection dans l'image, il faut que ces efforts soient visibles et même sublimés sur l’écran, de la plus belle manière ..."
      Merci de m'avoir lu

    • Marie José Collet
      Par Marie José Collet
      Bonjour à toutes et tous.
      Je vous souhaite une bonne année 2017, que la santé puisse vous porter dans vos projets personnels et professionnels . Je reviens dans le secteur mais j'ai un peu décroché sur la technologie des leds. Je suis allée au SATIS et j'étais ravie de voir la nouvelle génération des SL1 , supprimant les soucis d'utilisation .
      Marc galerne présentait aussi la gamme CINEO, les carpetlight CL21, le litemat + plus. Qu'en pensez vous ?
      Avez vous utilisé les MATRIX BALL ? des springs ball bi color de 10, 19 et 30 " en kit, avec dimmer .
      La majorité des utilisateurs utilisent les sky panel de Arri . Ce sont quand même des appareils lourds ? quels sont ses avantages ?
      un appareil astucieux en led aussi le boa , gamme de lumière led souple, aimantée . Les utilisez vous ?
      Cela fait beaucoup de produits leds, sont ils tous sur le marché ? Et encore , je n'ai pas cité les leds distribués par Cartoni .
      Merci d'avance sur le retour de vos expériences.
       
      Marie Joe Collet
      ex prestataire lumières
       
    • Michel Talaïa
      Par Michel Talaïa
      Bonjour à tous,
      J'aimerais avoir vos avis sur les minettes (les mini-projecteurs, je précise!). Je dois tourner une vidéo en condition réelle dans un bar où la luminosité sera très faible. Il ne sera pas envisageable d'utiliser des projecteurs classiques.
      Quelle est votre expérience avec les minettes? Comment s'utilisent-elles afin d'avoir un rendu naturel sans risquer d'avoir l'impression qu'on braque une lampe de poche sur le visage des gens? Tous les conseils et retours d'expérience sont les bienvenus!
      J'ai trouver cette minette Aputure à un prix très abordable: https://aputure.fr/amaran-al-h198c.html Qu'en pensez-vous? J'ai déjà vaguement entendu parler de cette marque qui a semble-t-il une bonne réputation. Pour ce qui est des LED, les bicolores sont plus pratiques mais cela joue-t-il sur la durée de vie du panneau?
      Merci!
    • Steeve François
      Par Steeve François
      Vu sur focus-numérique un harnais destiné aux femmes OPV
      http://www.focus-numerique.com/easyrig-cinema-flex-enfin-harnais-operatrices-news-10314.html
       
    • Rodolph Seraphine
      Par Rodolph Seraphine
      Ces optiques hybrides dont nous avions pu voir un aperçu au précédent micro-salon sont enfin disponibles à la location chez Vantage.
      Pour les configurations légères en Ronin ou Movi et anamorphique où il était quasi impossible d'équilibrer autre chose que des Kowas ou des Cineovision, ces nouveaux cailloux apportent une bien séduisante alternative. Hâte de pouvoir les tester sur le terrain!
      https://www.vantagefilm.com/en/news/minihawks-ready-10629
       


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