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José Gerel

Billet d'humeur de Marc Galerme

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José Gerel
J’ai eu l’occasion à Camerimage d’avoir une discussion avec plusieurs étudiants de La fémis et de Louis-Lumière. Nous évoquions des questions d’ordre technique sur l’éclairage pour finir sur la dure réalité d’un cinéma en mal de moyens.
Les craintes de ces étudiants passionnés se sont alors réveillées. Ils viennent de terminer leurs études pour ceux de Lumière et finissent leur quatrième année pour La fémis, et les questions de survie se posent déjà. Cette promotion a commencé ses études avec des cours sur l’argentique et sur le numérique.
Je comprends ces interrogations et ces doutes. Voilà des jeunes qui ont mis de côté leurs vies privées pour se consacrer à un métier, un art qui les ont un jour attirés vers des études techniques poussées mais aussi une éducation artistique qui passe par l’étude des chefs-d’œuvre du cinéma mondial mais aussi de la peinture et de la photo.
Ils ont travaillé six jours sur sept pendant quatre ans pour se retrouver devant une réalité bien injuste. Pendant qu’ils s’abreuvaient d’algorithmes, de sensitométrie et autres termes " barbares ", le rouleau compresseur de la vulgarisation procédait à un nivellement par le bas des métiers de l’image et du son.
En effet, parallèlement à ce monde parfois rédhibitoire des études cinématographiques, d’autres se faisaient des noms dans le monde merveilleux de l’éblouissement malsain de la technique à pas cher. Et de fleurir de-ci de-là des faux chefs opérateurs de 22 ans, des faux réalisateurs pas beaucoup plus vieux, des faux producteurs qui ont touché de vraies subventions et qui ont participé largement à l’effondrement des coûts de production.
Il serait injuste ici de ne pas renvoyer une part de la responsabilité sur les productions dites " sérieuses " qui ont aussi privilégié le " above the line " au " below the line ", la partie artistique à la partie technique. En étranglant les prestataires (qui ont aussi leur part de responsabilité), ces productions ont poussé ces mêmes prestataires à accepter les fausses productions avec de vrais " deals " inavouables.
Que les outils soient devenus, au premier abord en tout cas, plus faciles et plus accessibles financièrement, c’est indéniable. Tout cela est inéluctable, cela s’appelle le progrès. Le numérique permet de mettre en image les rêves les plus fous des réalisateurs les plus fous.
Par contre, sous prétexte que l’on peut tout faire, il ne faut pas faire n’importe quoi. Et si j’en crois les propos de ces étudiants et ceux des nombreux professionnels que j’ai pu croiser à Camerimage, il semble bien que nous soyons arrivés aujourd’hui à ce n’importe quoi.
Pas par la faute du numérique, non mais par le manque de solidarité d’un monde dans lequel plus personne ne se bat. Quelques chevaliers blancs tentent bien de préserver une attitude digne et se battent pour une sauvegarde de la qualité en défendant leurs choix techniques et leurs équipes.
Qui dit équipe, dit esprit d’équipe. Qui dit esprit d’équipe, dit collaboration, échange, voire même famille... Malheureusement ces chevaliers blancs finissent au banc des atypiques et de l’ANPE à force d’exigences, que beaucoup de producteurs qualifient de caprices d’une autre époque, celle où le cinéma était un art collectif.
A en croire certains réalisateurs égocentriques, le cinéma devrait pouvoir se faire juste avec des comédiens. Pas besoin de décorateur, on tourne en décors naturels. Pas besoin de directeur de la photo, la caméra fait tout. Un Steadicam ? Pourquoi faire ? On trouve des gadgets qui font la même chose (ou presque), le temps que la tétanie fasse son effet sur les biceps du culturiste qui devient cadreur. De toutes façons, les gens n’y verront rien donc autant faire sans stabilisateur façon docu-réalité.
Quant à l’éclairage, ce n’est plus utile avec les nouvelles caméras, on a du mal à " shooter " à moins de 800 ISO. Les (mauvais) vendeurs de caméras le disent et ils trouvent des directeurs de la photo pour relayer ce point de vue.
Exemple à Camerimage d’un chef op’ allemand, membre du jury de la compétition principale, qui a trouvé le temps de faire un workshop sur la basse lumière pour le compte de Canon. Je n’ai rien contre Canon, mais davantage contre Franz Lustig à qui nous avons prêté un 200 W.
Il a éclairé une jeune femme dans un décor en studio et a fait placer le 200 W derrière la fenêtre. Déjà là, on aurait dû se douter du piège. Faire un effet soleil avec un 200 W, cela n’augurait rien de bon. A 1 000 ISO, l’effet était réussi. A 20 000 ISO, le 200 W " brûlait " littéralement le visage de la comédienne. Le " maître " a fait éteindre cette " grosse " source pour ne laisser que 8 lux (soit 8 bougies). A 40 000 ISO, il fallut éteindre en urgence, sous peine de décollement de la rétine collectif, 7 bougies. Ouf ! J’ai cru un instant que l’on allait passer en infrarouge.
Et d’ajouter : « Aujourd’hui, je pourrais faire un film avec comme éclairage un iPhone et une bougie (ce qui est idiot car il existe une application iTunes qui permet de reproduire une flamme de briquet pour les concerts). J’ai envie de dire que s’il n’y a plus besoin d’éclairage, il n’y a plus besoin de chef opérateur.
Bien sûr qu’il faut des petits films sans moyens. Il y a toujours quelqu’un, quel que soit le pays, qui connaît au moins un film remarquable fait sans lumière, avec des acteurs non professionnels mais ce sont des exceptions. Le problème est qu’aujourd’hui, on voit plus de films nuls que de chefs-d’œuvre.
Toute cette technologie à bas prix n’est pas méprisable, ce n’est pas mon propos. Cela permet de se faire la main, de révéler des passions, de faire des films d’entreprise, des courts métrages (doit-on dire des courts minutages n’ayant plus de longueur de pelloche ?), à moindre coût et ainsi faire vivre de nombreuses personnes dans notre métier.
A l’époque lointaine de mes années lycée, on tournait en Super 8 mais on n’aurait jamais pensé projeter le résultat de nos élucubrations en salles. Aujourd’hui, c’est pourtant ce que je ressens en voyant les résultats en projection et sur les écrans TV.
Il y a longtemps, dans notre galaxie, les chefs de poste étaient respectés. On les écoutait car ils avaient LA connaissance qui apportait au réalisateur une collaboration technique et artistique l’aidant à transmettre sa vision. Quelle prétention que celle d’un réalisateur qui n’a besoin de personne !
L’arrivée du numérique a rapproché le réalisateur du producteur et éloigné tous les autres collaborateurs. Les acteurs et leurs agents ont vite choisi leur camp. Je sais, ils ne sont pas tous comme ça. Il y a des gens bien partout mais il y a quand même un majorité silencieuse, aveugle et destructrice.
Je vais remplir un dossier pour un financement auprès de la BPI (ex OSEO). Le dossier est copieux et nécessite les bilans des deux dernières années ainsi qu’un plan de financement pour les trois prochaines années. ET c’est normal. Cela me semble tout à fait justifié.
Pourquoi pour des demandes de subventions pour la production, ne demande-t-on pas au moins un devis et un financement " viable " ? Je connais de nombreux directeurs de production qui seraient intéressés par un poste de " vérificateur ". Un poste tournant et anonyme pour une partialité totale. Chaque projet étudié sans que l’examinateur ne sache qui produit, qui réalise… comme dans les examens quoi !
Ne pas accepter un tournage qui annonce six semaines de tournage avec un budget de prestations techniques de 10 000 euros. Refuser des dossiers qui présentent des postes salaire qui correspondent à des dédommagements de stagiaire.
Pourquoi ne pas revenir à une carte professionnelle qui donnerait accès à des subventions supplémentaires ? Pourquoi ne pas avoir une carte professionnelle pour les étudiants sortants de cursus sérieux ? Que cette carte s’obtienne par l’expérience d’un parcours d’apprentissage et non par une autoproclamation.
Connaître par cœur le mode d’emploi d’une caméra numérique n’a jamais donné l’expérience du cadre, du mouvement et de la lumière. Nous sommes témoins, sur les salons et les présentations que nous faisons dans le monde, de l’ignorance de pseudoprofessionnels qu’ils soient " DP ", " gaffers ", électros, cadreurs, loueurs... Je pense d’ailleurs imprimer des cartes de visite en braille pour distribuer à ces gens-là.
Ceux qui se laissent berner par des opérations marketing à grande échelle qui vantent de façon mensongère un projecteur dont la plage est étale et produit des ombres nettes, les performances d’un moniteur à bas prix qui a soit disant les mêmes performances que celui qu’ils ont impunément copié ou encore des caméras aux qualités exagérées voire virtuelles.
Le monde change. A nous de décider si c’est pour le pire ou pour le meilleur. Il est temps d’agir et faire preuve de courage, de solidarité et de passion pour sauvegarder des valeurs qui un jour ont motivé et modifié nos vies.
En vous souhaitant à tous une bonne nouvelle année… Cela dépend beaucoup de nous.
Source:

http://www.afcinema.com/Eleves-au-grain.html

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Vincent Follézou

Je suis bien d'accord avec certaine partie de l'article, autant sur d'autres j'ai l'impression d'entendre les même arguments que lors du basculement au numérique de la photo.

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Matthieu Misiraca
Exemple à Camerimage d’un chef op’ allemand, membre du jury de la compétition principale, qui a trouvé le temps de faire un workshop sur la basse lumière pour le compte de Canon. Je n’ai rien contre Canon, mais davantage contre Franz Lustig à qui nous avons prêté un 200 W.
Il a éclairé une jeune femme dans un décor en studio et a fait placer le 200 W derrière la fenêtre. Déjà là, on aurait dû se douter du piège. Faire un effet soleil avec un 200 W, cela n’augurait rien de bon. A 1 000 ISO, l’effet était réussi. A 20 000 ISO, le 200 W " brûlait " littéralement le visage de la comédienne. Le " maître " a fait éteindre cette " grosse " source pour ne laisser que 8 lux (soit 8 bougies). A 40 000 ISO, il fallut éteindre en urgence, sous peine de décollement de la rétine collectif, 7 bougies. Ouf ! J’ai cru un instant que l’on allait passer en infrarouge.
Et d’ajouter : « Aujourd’hui, je pourrais faire un film avec comme éclairage un iPhone et une bougie (ce qui est idiot car il existe une application iTunes qui permet de reproduire une flamme de briquet pour les concerts). J’ai envie de dire que s’il n’y a plus besoin d’éclairage, il n’y a plus besoin de chef opérateur.

Je ne comprend pas trop ce passage ?...

Je n ai jamais été un adepte des grosses sources, je les utilise car parfois je n ai pas le choix mais si je peux m en passer sans diminuer la qualité je le fais.

Aussi à l inverse il y en a qui te font taper un 18 sur du borniol...

J’ai envie de dire que s’il n’y a plus besoin d’éclairage, il n’y a plus besoin de chef opérateur.

Il ne faut pas exagérer on ne juge pas un chef operateur au KiloWatt

Pourquoi ne pas revenir à une carte professionnelle qui donnerait accès à des subventions supplémentaires ? Pourquoi ne pas avoir une carte professionnelle pour les étudiants sortants de cursus sérieux ? Que cette carte s’obtienne par l’expérience d’un parcours d’apprentissage et non par une autoproclamation.

Je suis contre la carte professionnelle, l'idée qu'on juge quelqu'un par une carte me sort par la tete et en plus est liberticide ...

Jugeons le travail et le talent par les images.

L'autoproclamation ne va pas trop loin ou bien on fait des films seul dans sa cave.

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Marc Galerne
Je ne comprend pas trop ce passage ?...

Je n ai jamais été un adepte des grosses sources, je les utilise car parfois je n ai pas le choix mais si je peux m en passer sans diminuer la qualité je le fais.

JE SUIS LE PREMIER A ETRE CONTENT QUE TU UTILISES DES PETITES SOURCES MATTHIEU ET DES 18 AUSSI. JE PARLE DES GENS QUI VEHICULENT L'IDEE QUE L ON A PAS BESOIN DE LUMIERE DU TOUT !!

Aussi à l inverse il y en a qui te font taper un 18 sur du borniol...

Il ne faut pas exagérer on ne juge pas un chef operateur au KiloWat.

CE N EST PAS MON PROPOS.

TU AS MAL INTERPRETE. JE PARLE DE LA VULGARISATION ET LE MANQUE DE PROFESSIONNALISME QUI ENVAHIT NOTRE METIER.

Je suis contre la carte professionnelle, l'idée qu'on juge quelqu'un par une carte me sort par la tete et en plus est liberticide ...

UN PLOMBIER A UN CAP. IL Y A AUJOURD HUI SUR DES TOURNAGES DES ELECTROS QUI NE SAVENT PAS CE QU EST DU TRIPHASE. DE PLUS, UNE CARTE N EST PAS UN EXAMEN. C EST AUSSI DE VALIDER UNE EXPERIENCE.

Jugeons le travail et le talent par les images.

LA CARTE N EST PAS NECESSAIREMENT LE RESULTAT D UN CURSUS ACADEMIQUE BIEN AU CONTRAIRE. RIEN N EMPECHE QU ELLE SOIT ATTRIBUEE JUSTEMENT SUITE AU TRAVAIL ET AU TALENT.

L'autoproclamation ne va pas trop loin ou bien on fait des films seul dans sa cave.

CELA VA ASSEZ LOIN POUR PRENDRE DES CONTRATS QUASI GRATUITS A DES GENS QUI ONT LES COMPETENCES QU ELLES SOIENT LE FAIT DES ETUDES OU DE L EXPERIENCE.

J AVOUE NE PAS COMPRENDRE CE QUE TU ME REPROCHES ALORS QUE TU FAIS PARTIE DES GENS QUI AIMENT CE METIER, QUI ENSEIGNE POUR TRANSMETTRE LEURS CONNAISSANCES ET QUE TU TE BATS POUR TES EQUIPES. EXACTEMENT CE QUE JE DEFENDS DANS CET ARTICLE.

BIEN A TOI,

MARC

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Matthieu Misiraca

J AVOUE NE PAS COMPRENDRE CE QUE TU ME REPROCHES ALORS QUE TU FAIS PARTIE DES GENS QUI AIMENT CE METIER, QUI ENSEIGNE POUR TRANSMETTRE LEURS CONNAISSANCES ET QUE TU TE BATS POUR TES EQUIPES. EXACTEMENT CE QUE JE DEFENDS DANS CET ARTICLE.

BIEN A TOI,

Je ne te reproche rien du tout.... J'ajoute juste mon point de vue.

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Olivier Georges Castor

pour être Plombier et exercer, il faut avoir un diplôme ! :wallbash:

je pense qu'il n'y a que dans nos métiers qu'il y a besoin de rien ! :sick:

je suis pour une "certaine carte professionnelle"

mais c'est à nous de la définir, et rapidement

c'est aussi important de nos histoires de convention ! l'un ne va pas sans l'autre et beaucoup l'on oublié !!!!

un exemple (dans ma branche) :

maintenant au dire de la loi et de certain directeur de prod, il faut avoir un permis grue !

moi je vais bientôt avoir les 20 ans de métier, et je compte pas passer ce permis (une manière de plus de se faire du fric pour l'état)

je considere qu'avec le nombre de grue que j'ai fabriqué et d'autre complètement inventé, je peux dire que je m'y connait en grue...

vas dire à Jean Pierre MAS qu'il lui est interdit de toucher à la grue !!!! qu'il n'a pas passé son permis :whistling:

et qu'il laisse sa place au jeunot de 20 piges qui lui sort tout juste du stage et qu'il a son permis avec 2 jours d'expériences !

je suis ton homme Marc, pour bâtir cette nouvelle carte :thumbsup:

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Marc Galerne

Merci Castor. Je vois bien les choses comme ça aussi.

Connaissance et expérience: C'est la seule règle. La connaissance vient de l'expérience donc, il faut passer par une formation quelquelle soit: sur le tas ou sur les bancs d'une école PUIS sur le tas. Comment peut on revendiquer d'être chef de poste sans avoir été assistant? Un bon chef d'équipe est quelqu'un qui connait les limites des gens dont il est responsable car il est passé par là. C'est comme ça que l'on apprend ce qu'est l'ESPRIT D'EQUIPE.

Ce n'est pas à moi de définir la carte mais je sais que dans ce métier, l'expérience est vitale. C'est un métier basé sur l'assistanat et la formation en continu. Les familles (au propre comme au figuré) qui se transmettent le savoir forment la meilleure école.

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Guillaume Lomprez

Tout a fait d'accord avec cette idée de Carte Messieurs…

Ras-le-bol d'entendre parler de petit génie de la camera , qui se retrouve sur des projets importants et qui se vendent de plus avec leurs matos 200 euros / jour.!!!

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José Gerel

Le vers est dans la pomme depuis quelques temps deja.

Modifié par José Gerel

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Hugo Bachelet

Je crois qu'il ne faut pas oublier que malgré le même nom de poste qui apparait au generique, tous les chef-op ne font pas le même métier...

Ce n'est pas pareil de superviser l'image d'un film de cinéma a 20 millions d'euros que de tourner des films institutionnels.

Et ça s'applique aussi aux réalisateur, producteurs...

Aujourd'hui la vidéo est partout, et il faut alimenter beaucoup plus de canaux (TV, TNT, web...).

Or ces différents diffuseurs n'ont pas les mêmes budgets et les mêmes exigences. Cela explique en partie pourquoi des mecs tournent a 200 en fournissant leur matos.

Une des raisons aussi c'est la multiplication des formats. Avant on avait la fiction lourde, le docu, le clip et la pub TV. Maintenant on a aussi la web-série, le programme court, la pub virale...

Et même a l'intérieur de ces formats les frontières disparaissent parfois, comme c'est le cas avec la scripted reality ou les faux docu.

Je comprends tout a fait vos points de vues mais je pense qu'il faut dans ce cas comparer ce qui est comparable. Si vous voulez parler de ce qui se passe dans la fiction lourde, alors votre combat et vos revendications me semblent légitimes.

Si vous voulez que chaque poste soit régulé par une carte professionnelle peut importe le type de projet, alors je pense que c'est un combat perdu d'avance. A moins que cela serve par exemple à donner des degrés de compétences pour mieux définir le savoir faire de chacun. Pour qu'un prétendu "chef-opérateur" ne puisse plus berner son monde aussi impunément.

Comme avec les niveaux de plongée en fait.

Mais n'oublions pas non plus que dans nos métiers le relationnel joue aussi beaucoup pour obtenir ou confier un projet.

On est toujours plus heureux de travailler avec des gens qu'on aime plutôt qu'avec un génie visionnaire mais qui est un gros con.

Alors, si un producteur a envie de donner sa chance a un mec sympa et qui bosse bien, quel est le mal?

Et a l'inverse, un producteur de cinéma ne sera jamais (ou presque jamais), assez con pour confier un film a 5M à un pote qui n'a pas fait ses preuves...

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José Gerel

Bon resume Hugo, il y a de la verite et du bon sens dans tes propos.

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Matthieu Misiraca

Et a l'inverse, un producteur de cinéma ne sera jamais (ou presque jamais), assez con pour confier un film a 5M à un pote qui n'a pas fait ses preuves...

Je rejoins beaucoup plus Hugo, et ce pourquoi je suis contre la carte professionnel. Ca m ait arrivé sur des petits projets instit ou clip de prendre un electro qui ne connaissait pas le triphasé, mais capable de manier deux kinos, et a l inverse sur des projets plus lourd je prends des électros plus confirmés.

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Olivier Georges Castor

Je rejoins beaucoup plus Hugo, et ce pourquoi je suis contre la carte professionnel. Ca m ait arrivé sur des petits projets instit ou clip de prendre un electro qui ne connaissait pas le triphasé, mais capable de manier deux kinos, et a l inverse sur des projets plus lourd je prends des électros plus confirmés.

Mathieu cela s'appelle du bon sens, un point c'est tout !

mais ici nous sommes en gens de bon compagnie !

toutes ces personnes que nous avons en ligne de mire ne prend pas leur temps à parler sur des forums

mais je pense qu'ils lisent pour apprendre par contre, alors faut-il ne plus rien écrit ? telle est la question que je me pose !

il y a combien 4000/5000 membres mais combien d'actif ! Mathieu tu as les chiffres ! veux tu nous les donner ?

j'en ai marre que l'on me parle de petit budget pour des films internet, et les agences nous aident pas...

la pub sur internet est le nouvelle eldorado ! c'est ciblé 10 000 000 de fois plus que pour la TV donc pour moi il y a gros problème !

je fais des pubs pour internet à petit budget et d'autre pour des budgets de ouf !

un truc qu'il faut arrêter tout de suite, et ça fait 5 ans que je bats, et j'ai l'impression d'être tout seul !

pour les contrats pour internet, c'est limiter uniquement pour internet l'exploitation, mais il faut allez encore plus loin !

comme nous nous battons actuellement pour une convention cinema/pub

je comprends pas pourquoi dans cette discussion personne dise qu'il faut faire un statut pour l'internet (qui gangrène de notre métier) !

le bateau prend l'eau et à cause d'internet ! il y a donc une réflexion à avoir ! et rapidement

se battre pour les longs métrages (300 films / an dont seulement 30 sont payés au tarif), ce n'est que la partie immergé de l'isberg et il représente moins de 10 % du travail alors une raison de plus pour revoir tous ça !

je tiens de statistique du type de tournage que je fais, et cette année cela continu et pas dans le bon sens !

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Matthieu Misiraca

il y a combien 4000/5000 membres mais combien d'actif ! Mathieu tu as les chiffres ! veux tu nous les donner ?

En moyenne sur l année 2013 nous avons eu par mois :

- 56 000 pages vues

- 20 250 visiteurs

On est a 7461 membres et a peu près une bonne centaine de membres actifs par jour.

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Régis Prosper

Marc a le recul et la notoriété qui permettent de mettre les pieds dans le plat et ça manque pas mal en ce moment !

Je pense que j'aurai pu écrire la même chose à la virgule près, tout comme je suis d'accord avec Hugo.

Le vrai soucis que Marc met en avant est le déficit de compétence et la reconnaissance du savoir technique.

Un exemple parmi d'autres: je me suis battu pendant des années contre les formations "steadicam" bidon dont le seul mérite était d'être financé par l'Afdass....combien de centaines de milliers d'euros dépensées pour rien ?

Mais soyons optimistes: au final, la qualité et la différentiation continueront à payer si nous savons les valoriser.

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Guillaume Lomprez

Ah Ah Ah !! C'est bon ça…Hugo , pour un Producteur, un mec qui bosse a 200/j et qui débarque de plus avec ses valises de matos sera toujours un mec sympa…..!! je blague !

Tu as peut être raison pour les longs métrages , je ne connais pas ce domaine , mais dans la pub , pub internet , instit and co , les clients ont plus souvent les moyens que l'on ne pense , et ce sont les équipes qui trinquent …dans tous les domaines .

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Jean-Claude Flaccomio

J'ai une carte Pro du CNC qui date beaucoup... A la dernière opportunité que j'ai eu de la sortir collée comme elle été à mon portefeuille pour la présenter à une prod (le sujet étant abordé en aparté), ils ont éclaté de rire, l'un des prod en à même fait une photocopie...

Peut être que l'éducation à l'image est pour l'instant un combat préliminaire à la législation ?

En tout cas le combat frontal avec les prods, j'ai arrêté. Le CNC a supprimé la carte depuis belle lurette sans tenir d'aucun avis à l'époque, un type, de l'époque justement, m'avait dit que les cartes (comme toute les cartes actuelle "identité et autres") datées de la dernière guerre et donc d'un certain régime... je n'avais sur le coup pas suffisamment d'a propos pour y répondre. Le CNC finance souvent des choses et parfois quelques films en devenir avec des critères que je n'ose exprimer ici, idem pour les régions, très peu de vérifications, et des aberrations et polémiques que l'on connaît... J'ai vu des financiers, des comptables et non des artistes et créatifs, qui ont commencé à prendre la place des producteurs, je me souviens de cela déjà en 2003 / 2004...

Ne prenons pas un coup de vieux en cette nouvelle année, (je me fais peur quand je me relis) trouvons le moyens de tirer vers le haut en expliquant aux gens (prods et décideurs) qu'il faut tirer vers le haut dans le respect de chacun. Le changement c'est maintenant !

J'arrête là ou je vais finir en Bisounours :blush:

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Daniel J. Cottin

Bonjour à tous,

Quand je lis qu'il y a aujourd'hui des tournages sur lesquels se retrouvent des électros qui ne savent pas ce qu'est du triphasé, je me pose deux questions :1) de quel type de tournage parlons nous ? (j'espère pas ciné & tv) et 2) qui s'est occupé de leur recrutement ? A mon humble niveau, je fais d'abord confiance aux chefs de poste sur la recommandation de leurs équipiers, avant de faire quelques vérifications et recherches rapides. Il me paraît naturel de procéder ainsi.

Pour ce qui est du poste de chef opérateur, je ne pense pas qu'on puisse juger uniquement sur une carte professionnelle. Aussi, tout dépend du genre produit. Une carte n'indique pas forcément le degré de polyvalence par exemple. Il faut juger par le travail accompli et les images. Ce qui va nous rassurer nous, producteurs, est la capacité d'adaptation face aux possibilités techniques car c'est un reflet direct du faisceau de compétences.

Bonne année !
DJC

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Michel Talaïa

Pourquoi ne pas avoir une carte professionnelle pour les étudiants sortants de cursus sérieux ?

J'ai pour ma part un Master 2 professionnel "réalisation et création" que j'ai obtenu à l'université de Paris 8.

Est-ce un cursus sérieux? Qui décide quel cursus est sérieux ou non? Les films d'étudiant ça compte comme une expérience valable pour obtenir la carte professionnelle? Et si mon cursus n'est pas jugé sérieux et que mon expérience ne compte pas, je ne pourrais pas obtenir cette carte et donc je n'aurais pas le droit de travailler?

Vous aurez sans doute tous compris que je suis totalement contre l'idée d'une carte professionnelle. Car à ce moment là seules les écoles qui permettent de sortir avec cette carte seront jugées comme valable. Ce sera le Graal d'y rentrer et seuls quelques privilégiés profiterons d'un tel système, les places coutant cher et étant limitées.

Ce qu'il faut c'est tourner des films et le seul argument qu'à un jeune diplômé c'est de se vendre à bas prix histoire d'acquérir un réseau qui lui permettra peut-être un jour d'avoir des projets réguliers. Je le déplore comme tout le monde mais c'est comme ça que ça fonctionne sur le terrain.

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Matthieu Misiraca

Toute la question est là !

Comment et a qui attribuer cette carte ?: Par exemple pour un chef opérateur, avoir fait 3 longs en premier ? mais ca ne fait pas de lui forcement un bon chef op !

LA CARTE N EST PAS NECESSAIREMENT LE RESULTAT D UN CURSUS ACADEMIQUE BIEN AU CONTRAIRE. RIEN N EMPECHE QU ELLE SOIT ATTRIBUEE JUSTEMENT SUITE AU TRAVAIL ET AU TALENT.

Comment définie ton le travail et le talent ??

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Hugo Bachelet

Un des points dont parlait Marc et qui me semble très important aussi : la notion d'équipe, de savoir-faire et de conscience professionnelle.

En effet, il y a plein de gens qui savent faire de belles images, mais combien le font de manière responsable et durable?

Savoir collaborer avec les autres chefs de postes, insister sur ce qui est indispensable, savoir lâcher prise sur le superflu, aller dans le sens du plan de travail, être un bon chef d'équipe, être à l'écoute, s'adapter au budget... Ce sont aussi des qualités qu'on attend d'un bon chef-opérateur, mais qui sont indépendantes de ce que sa bande démo peut laisser montrer.

Nous avons la chance de faire un métier passionant, mais cela reste un métier. Il ne suffit pas d'avoir une sensibilité et du talent pour être reconnu par ses pairs, et pour durer.

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Régis Prosper

Un ami cher, opérateur steadicam des plus talentueux, me dit souvent: "ce métier mérite qu'on le fasse bien".

c'est la seule nuance que j'apporte à ton propos Hugo: heureusement que parfois le talent et la sensibilité permettent de durer et d'être reconnu!

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Marc Galerne

Beaucoup de commentaires sur la carte professionnelle mais il y a davantage: des devis faits par des professionnels en respectant les lois, les gens et leur sécurité. Quelque soient les tailles des productions, des projets et de leur format de diffusion finale, on ne peut pas faire n'importe quoi et ne pas dépenser (et promettre) plus que l'on a en poche. Maintenant, heureusement qu'il y a des courts métrages qui sont le "book" d'une équipe pour faire ses preuves, une excellente façon de se faire de l'expérience.

L'outil digital permet de donner des chances , de se faire la main mais doit on pour autant faire passer des balbutiements pour des produits vendables?

Bonne soirée

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Jean-Marie Delorme

Je suis contre les cartes. (ni dieu, ni maitre meme nageur disait jean yann)

elles sont données par des vieux crabes a des jeunes qui leurs font peur.

elles sont surtout un moyen d'interdire l'accès au travail, de gens qui ne font pas partie du sérail.

Pourquoi les mecs de lumière ne trouvent pas de boulot a la sortie de l'école? car le mode de promotion par cooptation a explose en vol.

les equipes fidèles on exploses en vol. les cheminement de carrière on change mais pas louis lumière.

si des petits jeunes arrivent dans leur chambre avec un appareil photo a faire mieux qu'une equipe de 30 , pourquoi garder les 30?

depuis 15 ans que je fais ce métier je me rends compte que les producteurs en on toujours eu pour leur argent… ni plus, ni moins.

Modifié par Jean-Marie Delorme
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Bérenger Brillante

Bon je sens que je vais me faire engueuler, mais voila mon avis.

L'article aurait ou être super s'il n'y avait pas d'aigreur disséminée un peu partout, un manque de connaissance du monde du travail autre que le Cinéma.

On sent un profond élitisme dedans, un souhait de revenir à l'ancien temps et de refuser le fait que le monde a changé, et qui pose louis lumière et la femis au top de la chaîne alors qu'il n'en est rien.

J'ai connu des chefs op meilleurs a 22 ans sans grandes études de cinéma que des anciens élèves de grandes école de plus de 30 ans. Y'a pas de secrets, les anciens ne bossaient pas, les petits jeunes oui. Autoproclamés chef op ? Oui. A juste titre. Et pourtant à l'époque l'un avait sa carte a la fin de ses études et l'autre non. T ça ne veut pas dire qu'ils ne savent rien, ils ont lu aussi, les forums, les livres, font ds tournages en associatif etc.

Quant aux tarifs, vous refusez de comprendre que quand on débute si jeune, on ne fait pas les mêmes projets, les prods ne sont pas les mêmes qu'une fois aguerri. Comme dans tout métiers, le salaire augmente avec le temps et c'est a chacun de le dealer avec le prod. Surtout en chef op vous vendez votre art, a vous de bien l'évaluer.

Comme certains le savent ici, j'ai fais partie de ces petits jeunes qui facturent pas cher avec leur matos. Presque 9 ans plus tard, j'ai ma boîte avec mon chef op, et on facture tout a fait différemment. L'évolution. C'est pas pour ça que je me plains de ces petits jeunes. Ils sont sur des projets différents.... Souvent beaucoup moins interessants, avec moins de monde, moins de défis, et surtout moins de budget.

Après, a l'inverse, il y a des chef op moins jeune et payé bien cher qui ne mérite pas leur titre, mais personne n'en parle car ils sont en haut de la chaîne, et la dans l'article, on peut lire enfin ce genre de propos, ça fait du bien.

Et évidement, il y'a les petit jeune dont tu parles marc. L on est d'accord.

C'est pour ça que c'est dommage, cet article aurait pu être très bon, mais il aurait fallu le nuancer en prenant en compte les nouveaux aspects du métier qui ont émergé il y a dix ans et qui on prit leur envol il y a 4-5 ans, et en faisant moins de généralités.

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